Grâce à la Spaghetteria, un autre air d’Italie souffle sur Yverdon

Le Coup de fourchetteEn reprenant le Coq, Giovanna Ferraro a eu la bonne idée de lui redonner son nom, et d'y proposer d'excellentes pâtes.

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Quand elle a repris le Coq il y a un an, Giovanna Ferraro a redonné à ce bar typique d’Yverdon le nom que les habitants n’ont jamais voulu oublier. Mais elle a aussi eu la bonne idée de réhabiliter la salle du premier étage, à l’abandon durant deux ans. A vrai dire, la Vénitienne a fait mieux encore: elle a doté Yverdon d’un type d’établissement qui lui faisait défaut: une spaghetteria. En Italie, ce style de table est très répandu, même s’il est moins courant que les internationales pizzerie.

Comme son nom l’indique, la pastasciutta y est reine des assiettes creuses. Elle se décline sous de multiples formes: penne, tagliatelle, linguine ou spaghetti, évidemment! Et on les accommode de manière plus ou moins classique: bolognese, arrabbiata, caserecce verdure (légumes de saison, ail, coriandre et thym), ou alla Norma avec ricotta sèche et aubergines, (de 18 à 22 fr.).

L’autre soir, notre choix s’est judicieusement porté sur des spaghetti aglio e olio (18 fr.) – que le chef relève évidemment d’une dose de pepperoncino selon le goût du client – et sur des linguine richement garnies de délicieuses vongole «veraci» (24 fr.). Salade verte comprise dans le prix. Parce que le client est prié de faire sa sauce italienne lui-même, comme il est de coutume dans la Botte?

La Spaghetteria fleure bon l’Italie et soigne le détail. Dans ses plats – la carbonara est exempte de crème –, comme dans le décor, qui met en avant des portraits d’acteurs transalpins, Mastroianni en tête. De la petite carte de desserts maison se détachent une onctueuse panna cotta aux fruits rouges (9 fr.) et un bon tiramisù (9 fr.), qui mériterait une larme supplémentaire d’amaretto.

Chianti, barbera, primitivo: la cave joue avec les vignobles toscans, vénitiens ou apuliens. Et propose quelques crus d’exception aux bourses aisées: ornellaia, sassiccaia et solaia. Et il y a la touche finale. Une minuscule terrasse, avec vue sur le château, suspendue sur la rue façon «balcon de Juliette». Y est dressée une petite table, idéale pour un couple d’amoureux, fût-il ou non de Vérone. (24 heures)

Créé: 03.06.2016, 14h05

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