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Sur les hauts de Lutry, Les Foodies lorgne vers l’Asie

Le chef Olivier Conte et son associé Lorenzo Nuccetelli titillent les papilles d'une clientèle locale, mais pas seulement.

Olivier Conte et Lorenzo Nuccetelli dans leur intérieur relooké avec goût.
Olivier Conte et Lorenzo Nuccetelli dans leur intérieur relooké avec goût.
Vanessa Cardoso

«Les Foodies», soit les aficionados de la cuisine. Un qualificatif qui colle parfaitement à la veste blanche de cuisinier d’Olivier Conte. C’est aussi le nouveau nom du restaurant-pizzeria de la Croix-sur-Lutry depuis mars 2019, qui en a porté deux autres: l’historique Da Bruno, puis, moins original, le Restaurant-Pizzeria de La Croix.

Bruno, c’est le beau-père d’Olivier Conte et le papa de son associé, Lorenzo Nuccetelli. Ce dernier, électricien de formation, a toujours secondé le paternel comme pizzaïolo, que ce soit à la Gondola à Lausanne ou dans leur établissement de La Croix-sur-Lutry. C’est donc assez naturellement qu’il a accepté de relever le défi de relancer le restaurant avec son chef de beau-frère, après qu’il a été exploité par d’anciens employés entre 2000 et 2018.

Cinq années londoniennes

Aujourd’hui, c’est un établissement totalement relooké qui accueille aussi bien les gens du coin que d’ailleurs, autour du chaleureux bar central. Les Foodies mise sur une carte traditionnelle de pizzas, qui plaît au plus grand nombre, et une offre plus pointue qui oscille entre tradition et contrées lointaines. Des influences que le chef Conte, originaire de Tours (F), a surtout glanées lors de ses cinq années londoniennes, notamment dans les cuisines du très télévisuel chef Gordon Ramsay. Une ville où il a rencontré sa femme avant que le couple ne rentre s’établir dans la région.

Olivier Conte fera l’ouverture de feu Le Pur au Flon de 2003 à 2006, puis travaillera pour divers établissements de Philippe Guignard à Orbe, à Yverdon et à Lausanne. Dernier employeur avant de devenir son propre patron – «le bonheur, un rêve de toujours!» –, Eldora, pour lequel il tiendra les cuisines du Collège de Champittet ou du Nest veveysan. «C’est de Londres que j’ai ramené la tradition d’un grand brunch dominical. Et comme il y a pas mal de Britanniques en Lavaux, ils sont ravis!»

Superbes dressages

Point de bacon ou d’œufs brouillés en cette soirée de février, mais des mets goûtus aux présentations dignes des meilleures adresses gastronomiques. Dans une veine classique parfaitement maîtrisée, le velouté de panais (16 fr.) aux effluves de truffe accompagné de sa focaccia croustillante décorée de kalette et de radis noir, puis le fondant filet de bœuf aux légumes oubliés, accompagné de son crémeux gratin dauphinois (46 fr.). Le jus corsé de bœuf était une pure merveille. Au point de totalement pervertir les papilles qui, en face, dégustaient le homard façon ramen (39 fr.) aux saveurs bien plus – trop? – subtiles. Une influence asiatique déjà remarquée en entrée, avec le très branché bao (pain vapeur) aux crevettes (19 fr.).

Délicieux dessert

Retour en Europe au moment de passer au dessert – la Suisse ayant parfaitement servi de fil… rouge au repas avec l’Humagne 2017 de Maurice Gay parfaitement velouté. Le 1001 feuilles (13 fr.) croustillait de légèreté, mais la mention spéciale va à la tartelette au citron et aux agrumes (13 fr.). La crème de citron d’Amalfi, les suprêmes d’orange et de pamplemousse explosaient en bouche, juste magnifiés par quelques brisures de meringue. Un délice.

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