L’Hôtellerie de Châtonneyre essentialise une cuisine bistronomique

Le chef de cuisine, Gaël Boulay et son associé Florian Paulus dans le nouvel écrin de l’Hôtellerie de Châtonneyre.

Le chef de cuisine, Gaël Boulay et son associé Florian Paulus dans le nouvel écrin de l’Hôtellerie de Châtonneyre. Image: Chantal Dervey

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Quelle claque! Les vieilles pierres murales de l’Hôtellerie de Châtonneyre de Corseaux — rouverte depuis le 14 juin — rassureront, peut-être, les nostalgiques. Pour le reste, osons parler de ravalement de «façade». Les volumes, les couleurs, en passant par le mobilier et les luminaires donnent à l’ensemble une modernité et un charme qui font mouche. En cette fin d’été, la quiétude de la terrasse est un atout non négligeable.

Le chef, Gaël Boulay, la quarantaine entamée, a charrié couteaux et casseroles dans les cuisines de chefs de renom tels Gérard Rabaey ou encore Alain Ducasse. Avec son associé Florian Paulus, ils proposent des mets bistronomiques. Leur mot d’ordre: aller à l’essentiel! Une cuisine simple et radicale, faite de produits bruts.

Après les promesses, place à la dégustation. Le velouté de courgettes-basilic (16 fr.) respire la fraîcheur. Les îlots de courgettes et leur cœur en burrata sont un régal. Sans demander un archipel, une ou deux îles supplémentaires auraient fait notre bonheur. Le poulpe aux brocolis (21 fr.), cuit au bouillon, fond en bouche et se marie bien avec sa petite crème de courgettes. Petit bémol sur le pain, pas au niveau de l’ensemble.

Pour la suite, le suprême de pintade (38 fr.), accompagné d’une esthétique et surprenante émulsion au foin, est succulent. La cuisson est parfaite: la viande est juteuse et sa peau caramélisée. Le chou pointu apporte une petite touche sucrée, sans être indispensable à l’ensemble. La féra du Léman noisette-cresson est copieusement présentée avec des petits gnocchis grillés (42 fr.). Cependant, le poisson mériterait une pointe d’acidité et d’assaisonnement supplémentaire pour lui apporter un grain de folie bienvenu.

Pour clôturer le repas, la panna cotta vanille-caramel (9 fr.) est une valeur sûre dont on se délecte, tout comme les fraises au jus et leur crème glacée à la meringue (15 fr.). La carte des vins comporte une très large gamme de crus régionaux, suisses et internationaux et les conseils du sommelier sont riches. Le service est précis et fluide, ce qui sublime l’expérience corsaline.

Créé: 25.08.2017, 09h59

Articles en relation

Nouveau départ pour l’Hôtellerie de Châtonneyre à Corseaux

Gastronomie Après des années mouvementées et un lifting, l’auberge communale a rouvert ses portes mercredi dernier. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.