Le Petit Bouchon, la convivialité à la française au cœur de Bex

Le coup de fourchette Les patrons de cette pinte de village ont modernisé le décor où ils proposent quelques grands classiques de brasserie.

Les patrons de cette pinte de village ont modernisé le décor où ils proposent quelques grands classiques de brasserie.

Les patrons de cette pinte de village ont modernisé le décor où ils proposent quelques grands classiques de brasserie. Image: Philippe Maeder

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Dès la tapenade d’olives vertes offerte en amuse-bouche, le ton est donné: ici, priorité au goût. De l’ail, des herbes, un petit bocal pour la touche bistrot et c’est déjà l’escapade dans un troquet français tout en gourmandise et en générosité. La maîtresse de céans, Laurence Vauthier, est Lyonnaise, formée à l’école hôtelière de sa ville et chacune de ses assiettes, nette et féminine, raconte l’amour de la bonne chère: «Je fais une cuisine simple, basée sur les produits frais, si possible de la région. Ce printemps, la dent-de-lion a bien marché. Elle était cueillie ici, par une petite mamie du coin.»

Avec Frédéric Blanco qui œuvre en salle, Laurence a repris il y a un peu plus d’un an cette pinte de village. Seuls à bord, ils ont usé d’huile de coude et de pots de peinture pour moderniser le décor passé. Le résultat, mi-classique mi-récup, est cosy, tout à fait dans l’air du temps.

La carte est petite mais offre quelques spécialités traditionnelles du répertoire français. Une saladine de fruits de mer aux épices (fraîche et parfumée) et des escargots (belle suite au festival des férus d’ail) feront office d’entrée. En plat, l’amoureux des fromages craque pour l’entrecôte de bœuf au Saint-Félicien. Servie avec un petit gratin et des rondelles d’aubergines, notre convive est comblé. L’amatrice de bizarreries frenchies hésite entre l’andouillette et les cuisses de grenouilles. Sur conseil du patron, elle cédera à l’appel des batraciens. Délaissant le bol d’eau citronnée à disposition, on se lèche les doigts couverts d’une persillade goûteuse à souhait (festival de l’ail, troisième partie), enrobant une chair délicate soigneusement apprêtée.

Sorbet orange à la menthe fraîche arrosé de Cointreau et crème brûlée flambée au Cointreau confirmeront l’impression générale: en cuisine, la simplicité est le meilleur apprêt… pour autant que l’exécution soit impeccable. On reviendra parce qu’on s’est sentis comme à la maison et qu’on aimerait bien encore tester les queues de crevettes au gingembre et le carpaccio de bœuf aux copeaux de chèvre. Ou alors l’andouillette!

Créé: 30.06.2016, 17h17

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