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Des pop-corn à en être soufflé de plaisir

A Savigny, Constance Legrain et Ella Potalivo ont lancé leur propre maïs soufflé sain et délicatement goûteux.

Constance Legrain et Ella Potalivo se donnent corps et âme pour leur pop-corn.
Constance Legrain et Ella Potalivo se donnent corps et âme pour leur pop-corn.
ODILE MEYLAN

Elles sont aussi jeunes que pétillantes et elles ont de l’ambition. Constance sort de l’Ecole hôtelière de Lausanne et Ella de celle de Glion. Elles ont lancé BePopcorn et comptent bien transformer leurs recettes en succès. C’est en tout cas bien parti. Tout est né d’un voyage en Irlande il y a dix-huit mois. Constance, fan de chips pour avoir la patate, découvre que les Dublinois leur préfèrent les pop-corn pour accompagner leurs bières. Et qu’ils les déclinent en plein de versions aromatisées. Bien sûr, le nirvana des maïs soufflés, c’est les Etats-Unis, qui consomment la moitié de la production mondiale. Mais plutôt dans leur version industrielle.

«Nos produits sont hypersains, explique Constance Legrain. Nous n’utilisons aucune graisse pour souffler le grain de maïs. Et une cuillère à café d’huile par sachet au moment où nous élaborons nos recettes.» Constance vend très bien son idée, et les deux filles ont abattu un énorme travail pour la transformer en produit goûteux. La première difficulté, c’était de produire des pop-corn aromatisés salés. «Pour les doux, le sucre caramélise et accroche les ingrédients. Nous ne voulions pas utiliser de sucre dans nos produits salés, contrairement à certains de nos concurrents.» Constance a travaillé avec le staff de son ancienne école, sur les hauts de Lausanne, et en particulier avec la pâtissière Audrey Gellet.

Multiples collaborations

Parce que les deux filles voulaient aussi que leur snack reste croustillant et qu’il ne ressemble pas à un morceau de Sagex. «Ce n’est pas si simple. Cela a été long et complexe de trouver les bonnes techniques. Nous avons beaucoup appris en travaillant avec nos différents partenaires.» Elles ont également beaucoup travaillé avec les pâtissiers du Duo créatif, à Chailly-sur-Montreux, chez qui elles vont encore faire leurs spécialités au chocolat. Patrick Bovon et Nadège Bonzon sont aussi deux bêtes de concours, et ils s’y connaissent en défis à relever. Constance et Ella ont encore collaboré avec un cuisinier lausannois qui souhaite encore rester discret.

Elles ont ainsi lancé leur petite entreprise il y a trois mois, travaillant dans un laboratoire de Savigny où elles ont installé les deux machines qu’elles ont trouvées aux Etats-Unis. A leurs côtés, un troisième associé a aidé au financement et s’occupe de leurs comptes. Une ancienne de la Haute Ecole d’art et de design de Genève est à tiers-temps pour leur site et surtout animer les réseaux sociaux («c’est hyperimportant aujourd’hui pour faire connaître le produit»). Et elles ont un employé à mi-temps pour le laboratoire.

Les manutentions

La fabrication demande beaucoup de manipulations. Tout part du maïs, évidemment. «Nous ne voulions que des produits les plus locaux possibles, mais impossible d’utiliser du maïs suisse. Le climat n’est pas assez chaud, et on cultive donc ici la variété Butterfly, qui se souffle mal. Nous utilisons nous la variété Mushroom, qui permet d’avoir une répartition du goût plus homogène et un rendu visuel plus sympa. L’exploitation est en cours de reconversion bio et les plantes sont sans OGM.» Les grains sont soufflés par air chaud dans la machine, sans matière grasse donc. A la sortie, direction une grande cuve mélangeuse. C’est là qu’on y introduit les goûts. «Nos épices viennent du Monde des épices, à Payerne, c’est fantastique. Les citrons sont bio. Les framboises en poudre viennent d’ici.» A la sortie de la cuve, les pop-corn sont ensuite triés et séparés sur une grande table à trous. Avant de partir cuire dans un four. «Il est à air chaud, au début, ça volait dans tous les sens. Maintenant, on a compris», sourient les deux filles. Un dernier tri sur la table, puis l’emballage dans les sachets, toujours à la main.

«Nous avons plein de recettes dans nos tiroirs encore. Et nous en réalisons des personnalisées pour des restaurants aussi»

Pour le moment, six variétés (trois salées, trois sucrées) sont proposées, à chaque fois avec deux ingrédients. «Nous avons beaucoup travaillé pour que les deux goûts se succèdent en bouche sans se concurrencer.» Et ça marche! Le sel fou se marie au persil et au basilic, le curry ajoute son goût relevé au citron, le gruyère se relève de poivre noir. En sucré, le chocolat ambré épouse le citron vert, le chocolat rencontre bien le café et la framboise offre de belles fiançailles au chia. «Nous avons plein de recettes dans nos tiroirs encore. Et nous en réalisons des personnalisées pour des restaurants aussi.» Le développement du business passe par des démos, des dégustations, des rencontres. «Dès que les gens goûtent, ils sont conquis.» Prochaine étape: des grands magasins. Elles visent Globus ou Manor.

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