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Une promenade dans le terroir régional au menu du Café Vaudois

Eddy Robin et sa femme, Nicoline Anjema Robin, avec leur associé, le chef Nicolas Roger.
Eddy Robin et sa femme, Nicoline Anjema Robin, avec leur associé, le chef Nicolas Roger.
CHRISTIAN BRUN

La petite pinte vaudoise à l’entrée de Rolle vient de changer de mains. Cela dit, elle reste l’un des endroits immanquables pour se faire plaisir autour d’une table dans cette commune. Depuis quelques semaines, Nicoline Anjema Robin et Eddy Robin ont mis en gérance le Relais de l’Aérodrome de Prangins pour reprendre le Café Vaudois. C’est sans surprise qu’ils ont mis en pratique la recette de ce qui a fait leur succès par le passé: une cuisine du terroir gourmande et un accueil aux petits soins. Dans le cadre charmant de cet antre exigu et chaleureux, le couple joue une partition qui colle parfaitement à l’endroit. En entrée, nous avons apprécié le chèvre chaud du pays (15 fr.) pour la qualité du fromage fondant. La salade qui l’accompagnait était servie avec une excellente vinaigrette, un peu sucrée et parfaitement relevée. La gratinée à l’oignon (10 fr.) tenait aussi ses promesses. Forte en goût, quoique peut-être un peu salée, cette soupe offrait un juste réconfort aux testeurs venus lors d’une soirée froide et pluvieuse.Dans un même élan, le saucisson vaudois et sa sauce vigneronne (25 fr.) ont rendu un bel hommage au terroir cantonal. Servi avec des pommes de terre tendres et grillées avec justesse, le plat ne manquait pas de saveur. Mais d’un peu de légèreté après la soupe à l’oignon qui jouait sur la même gamme de goûts. Par contre, la tagliata de saumon au basilic (30 fr.) était plus aérienne. Les fines tranches à peine gratinées sont une réussite, tout comme l’écrasée de pommes de terre qui l’accompagne. Le pinot noir Château Saint-Vincent de Gilly (37 fr. la bouteille), vignoble voisin de Rolle, a pleinement convenu au menu.Pour terminer, les desserts tout en finesse nous ont comblés. La tarte maison du jour aux pommes alsaciennes (8 fr.) nous a «déçus en bien» comme on dit ici. La saveur du fruit y était sublimée. L’étonnante déclinaison de la crème brûlée au safran de Taliouine (9 fr.) a apporté une touche exotique dont on peut louer la maîtrise. Une grande réussite.

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