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Une table pleine d’âme et de charme dans l’écrin du Mont-Pèlerin

L'ancien chalet de la gare du Funiculaire offre toujours une superbe vue, mais aussi une cuisine soignée.

Le restaurant a été repensé par le chef André Coué avec la complicité de Maria Zousi, propriétaire-gérante.
Le restaurant a été repensé par le chef André Coué avec la complicité de Maria Zousi, propriétaire-gérante.
CHANTAL_DERVEY

Ce soir-là, c’était la Saint-Valentin. La maison avait imaginé un menu fantasque pour amoureux, agrémenté les tables de pétales et fait venir un musicien. On raconte tout ça pour vous dire qu’à l’Aigle Gourmand, au Mont-Pèlerin, la signature c’est ce supplément d’âme, l’envie de proposer aux convives un bon moment allant au-delà du contenu de l’assiette.

Cela fait plus d’un an qu’une nouvelle équipe a repris les murs de ce qui fut Le Chalet, ôtant quelques boiseries et remaniant la carte pour ne garder qu’un ou deux mets au fromage, laissant place à des plats plus variés. Avec un accent sur les poissons du lac en fonction de la saison, hommage à la vue époustouflante sur le Léman.

Autour de la table, deux couples. Le premier opte pour la déclinaison du soir comprenant cocktails apéritifs et amuse-bouches, entrée fusionnelle à se partager, plats distincts pour picorer l’un chez l’autre et desserts en communion. Prévenant, le service choisit d’offrir les coupettes et feuilletés de ce programme à toute la tablée.

Les tourtereaux partagent d’abord un beau plat de saumon fumé et gravlax, sushis et friture de crevettes, avant d’attaquer un canard aux framboises pour Monsieur, un cabillaud sur espuma de betteraves et framboises pour Madame et un dessert de mousse au chocolat blanc et coulis de framboises. Une succession d’assiettes gaies et harmonieuses. Les amants faisant assiettes séparées se régalent d’un assortiment d’entrées grecques et d’une terrine maison, puis de fameuses tagliatelles au foie gras et morilles et d’un steack tartare avec de larges frites maison. C’est d’ailleurs une fierté du lieu: «Tout est fait maison!» Et avec amour, a-t-on envie d’ajouter.

La complicité pétillante de cette équipe compense un unique regret: la carte de tous les jours reste modeste et peu surprenante. Mais le chef, le Bourguignon André Coué, promet d’amener petit à petit une touche plus personnelle. Les créations du soir nous en ont offert un aperçu prometteur.

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