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Du thym, du romarin et du méditerranéen, cap sur le Sud Gourmand

Dans l'ancien Arirang, Sébastien Trinquier offre une cuisine inventive et une carte restreinte.

Sébastien Trinquier régale dans son intérieur turquoise, marine et blanc de l’avenue du Théâtre, à Lausanne.
Sébastien Trinquier régale dans son intérieur turquoise, marine et blanc de l’avenue du Théâtre, à Lausanne.
VANESSA CARDOSO

Ceux qui aimaient manger coréen doivent désormais rediriger le cap de leurs papilles sur la Méditerranée. Depuis quelques mois, en face de l’Opéra de Lausanne, le Sud Gourmand a remplacé l’Arirang. Au gouvernail, Sébastien Trinquier, ancien des Trois-Couronnes à Vevey et du Chat Noir voisin. Et c’est une belle adresse.

Dans cet intérieur turquoise, marine et blanc, deux choix. A midi: un plat du jour et des savoureux pans-bagnats, que l’on peut emporter. Celui à l’agneau confit au citron pendant sept heures est une tuerie (19 fr. 50). Le soir, la carte courte et inventive peut se décliner en un menu trois services (entrée, plat, dessert à 59 fr.)

La fine tarte feuilletée aux tomates variées (17 fr.) porte rudement bien son nom, bordée d’une stracciatella de Cuarnens et d’un condiment au balsamique. Juchées sur leur petit strapontin en aluminium, quelques grosses moules à chair blanche (18 fr.) ont été gratinées (tomate, ail, chapelure persillée). Joli contraste des textures et des saveurs.

Persil aussi, frit cette fois-ci, déposé sur un filet de daurade dorée sur peau à la plancha (37 fr.). Et, avec ça, une croquante salade de févettes vertes et de petits arancini au riz safrané. C’est gourmand. Rayon poisson, il y a aussi cette mosaïque de thon mi-cuit (20 fr.), proposée comme un carpaccio parsemé de graines de sésames et rehaussé par une vierge aux épices orientales. Les ravioles ouvertes sous une émulsion au thym sont généreuses en cèpes (bolets) poêlés (35 fr.).

Le Salers AOP a fait le voyage depuis le Cantal et s’acoquine avec un chutney de figues aux épices (9 fr.). Abricots du Valais rôtis au miel et romarin, sablés à la fleur de sel de Camargue et sorbet bulgare forment un trio jouant sur l’acide, le sucré, le chaud et le froid (12 fr.). Quant au cœur coulant au chocolat et framboises fraîches et glacées, il assure aussi (12 fr.). La carte des vins est un peu courte, mais les suggestions au verre bien pensées entre terroirs local et sudiste. Et le service, parfois un soupçon dépassé, est franchement très sympathique.

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