Un tour de Suisse ludique en 26 étapes culinaires

LivreTatiana Tissot a parcouru la Suisse à la recherche d’artisans et de produits, du plus classique au plus innovant.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Tatiana Tissot est Française mais elle aime la Suisse. Elle nous avait déjà amusés avec ses 26 choses à voir absolument en Suisse il y a un an. Elle nous revient avec un parcours plus gourmand, traversant le pays pour y dénicher des produits «à goûter absolument». Il y a bien sûr des évidences dont on se dit qu’il n’y avait pas besoin de livre pour les faire connaître. Mais la journaliste est allée plus loin, recherchant l’artisan qui le fabrique encore à l’ancienne ou celui qui en propose une déclinaison originale.

Comme ce pain aux poires de Glaris dont certains gardent un souvenir mitigé après l’avoir sélectionné préemballé dans un distributeur automatique. Ils ne connaissent pas celui que fabriquent les frères Reto et Roman Märchy, à Näfels (GL), quatrième génération à tenir l’enseigne familiale. Les jumeaux ont remporté des médailles au Swiss Bakery Trophy avec leur Biräbrot, garni aux poires, relevé d’épices, de noix, de raisins secs et de morceaux d’orange confite. Ils le vendent même au mètre.

Si chacun connaît la viande séchée grisonne (dont la matière première peut être étrangère, contrairement à son homologue valaisanne), qui a déjà goûté la slinzega de cerf? Cette spécialité du Val Poschiavo est donc une viande séchée de cerf, à la saveur sauvage et au goût très fin. La slinzega a été classée par Slow Food comme aliment en voie de disparition. Comme son homologue au bœuf, la viande séchée peut aussi être faite de viande étrangère, hors saison de la chasse en Suisse. À l’automne, allez donc chez Scalino, à Li Curt (GR), une des quatre boucheries de la vallée, où Sandro Marchesi achète sa viande directement auprès des chasseurs. Ou commandez-la, les Marchesi livrent aussi par la Poste.

A Bâle, les läckerli sont un must, mais pas forcément les industriels. Pourquoi ne pas aller dans une des trois confiseries Bachmann où ces petits pains d’épice sont encore fabriqués à la main et que l’on devrait manger sans les croquer, mais en les laissant fondre sur la langue selon les puristes? Et les haricots secs? Courez à Pfaffnau (LU) où les Frühauf fabriquent dans les règles de l’art ces Dörrbonhnen, bio qui plus est, à base de vieilles variétés locales plutôt qu’avec des hybrides étrangers.

L’auteure s’est également intéressée aux malakoffs, ces beignets typiques de La Côte, qu’elle recommande à Luins, Vinzel ou Bursins, même si les recettes y diffèrent, entre beignets de Vinzel et croûtes. A la féra fumée du Léman, aux meringues-crème double de Gruyère ou à la marmite de la Mère Royaume genevoise… (24 heures)

Créé: 18.11.2017, 10h52

Le livre



«26 choses à goûter absolument en Suisse»
Tatiana Tissot
Ed. Helvetiq, 168 p.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 6

Paru le 13 décembre.
(Image: Bénédicte) Plus...