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A Yvorne, la cuisine généreuse du Torrent parle suisse allemand

Au Torrent, Claude Philipona et sa femme Tatiana soignent les carnivores avec leurs goûteuses viandes. ?
Au Torrent, Claude Philipona et sa femme Tatiana soignent les carnivores avec leurs goûteuses viandes. ?
Laurent de Senarclens

L’accent alémanique est de rigueur au Restaurant du Torrent, sur la place du même nom, à Yvorne. Pas seulement au sein du personnel, mais également dans la patte du chef fribourgeois Claude Philipona. Une cuisine traditionnelle riche, et des assiettes pour gros coups de fourchette. «Des portions de Singinois», plaisante celui qui est arrivé en juillet du Restaurant Senslerhof, à Saint-Antoine (FR), où il a régalé pendant vingt-trois ans. L’homme connaît bien le Chablais pour ses crus, auxquels il réserve la quasi totalité de sa carte de vins, mais aussi pour son bateau, amarré de longue date à Villeneuve. A la lecture d’une carte qui ravira les carnivores, on note cependant une belle place accordée aux légumes, et trois propositions sans viande, soit du poisson selon l’arrivage du jour, des fagottini aux champignons et à la crème, et un assortiment de légumes d’un maraîcher local. Même les amateurs de viande ont droit à un joli lot de verdure avec un buffet en self-service.

La carte offre d’abord un volet estival, avec roast-beef froid, vitello tonato, steak tartare, et une assiette du torrent (salade avec morceau de viande sauté). Côté viandes, on peut se laisser tenter par l’entrecôte de bœuf rassise, les escalopes de filet de porc sauté, les médaillons de filet de bœuf Voronoff ou le magret de cannette rôti à la saveur d’orange. Nous optons, en entrée, pour les fines tranches de saumon fumé maison avec sa mousse de raifort et toast, choix judicieux tant le poisson est goûteux, et le plus surprenant consommé de bœuf à la moelle. Pour la suite, ce sera le tournedos aux morilles et le filet d’agneau sauce moutarde aux herbes. Dans les deux cas, la viande est succulente, et d’une tendresse remarquable. Les sauces, en quantité impressionnante, en deviendraient presque inutiles. Nous repartons donc avec notre doggy bag, et sans aller jusqu’au dessert. En plus de la carte de glaces, nous aurions pu goûter à l’un des deux desserts maison concoctés par Madame: forêt noire et gâteau aux pommes. Service des plus prévenants.

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