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Quand Genève et Lausanne mettent le feu au Léman

Le lac est passé par tous les noms. Calvin, Napoléon et Dufour s’en sont mêlés. L’affaire n’est pas réglée

La chicane autour du nom du lac a également inspiré les humoristes Plonk & Replonk.
La chicane autour du nom du lac a également inspiré les humoristes Plonk & Replonk.
PLONK & REPLONK

La guerre sur le lac a bien eu lieu. Etymologique. Pour savoir quel nom on allait bien pouvoir donner à la plus grande étendue d’eau douce d’Europe occidentale. Et les mots ont parfois été durs et violents. Notamment entre Vaudois et Genevois. Ceux qui croient que l’appellation «Léman» a définitivement gagné seraient d’ailleurs bien inspirés de voir que la conquête des marchés touristiques et économiques internationaux passe encore et toujours par une identité absurde, celle de «Lake Geneva». Et que le Genfersee est ancré dès le XVe siècle chez les Alémaniques. Alors que «le lac Léman» est pourtant officiellement inscrit topographiquement depuis que Dufour, entre 1845 et 1864, a réalisé la première carte nationale qui porte son nom. Genève aussi pour les Anglais, les Finlandais, les Polonais, les Estoniens, les Hongrois, les Romanches, les Roumains. Léman pour les Espagnols, les Italiens (partiellement), les Portugais.

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