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À Lausanne, des Italiens jouent un peu trop du couteau

La capitale vaudoise est en ébullition après deux agressions dont une mortelle.

L’angle de la rue du Flon et de la Cheneau-de-Bourg (à dr.), à Lausanne, vers 1918-1919. À gauche la rue du Pré, avec au-dessus le pont Bessières. C’est dans le café à droite que Jean-Joseph Durret, le 1er mai 1893, reçut le mortel coup de couteau. Ces maisons du pittoresque quartier du Pont ont été démolies et remplacées, en 1941 et avec un nouvel alignement, par les immeubles de l’actuelle rue Centrale.
L’angle de la rue du Flon et de la Cheneau-de-Bourg (à dr.), à Lausanne, vers 1918-1919. À gauche la rue du Pré, avec au-dessus le pont Bessières. C’est dans le café à droite que Jean-Joseph Durret, le 1er mai 1893, reçut le mortel coup de couteau. Ces maisons du pittoresque quartier du Pont ont été démolies et remplacées, en 1941 et avec un nouvel alignement, par les immeubles de l’actuelle rue Centrale.
FRÉDÉRIC MAYOR/MUSÉE HISTORIQUE DE LAUSANNE

Ce n’est certes pas la première fois que des ouvriers transalpins se font remarquer pour leur habileté au couteau lors d’une bagarre, ou «batterie», comme on dit alors. À Lausanne comme ailleurs, on est assez porté sur l’usage de la lame en cette fin de XIXe siècle, époque violente il faut dire. Mais en 1893, deux graves affaires successives font déborder le vase. La première survient par la froide soirée du dimanche 12 février, quand un Lausannois de 24 ans reçoit un coup de couteau à l’abdomen en pleine rue Neuve.

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