Passer au contenu principal

La Mata Hari suisse, fusillée pour deux cartes en 1918

Les archives déclassifiés par l'armée française révèlent le nombre de suisses fusillées durant la Grande Guerre. Ils sont sept, dont quatre pour espionnage. Parmi eux, la chanteuse désargentée «Regina Diana».

De son vrai nom Marie Antoinette Avvico, cette Genevoise a longtemps désemparé la Sûreté française durant la Grande guerre. Ses nombreux pseudonymes la feront suspecter plusieurs personnes, dont une habituée du buffet de la gare de Lausanne. (Ministère de la Défense)
De son vrai nom Marie Antoinette Avvico, cette Genevoise a longtemps désemparé la Sûreté française durant la Grande guerre. Ses nombreux pseudonymes la feront suspecter plusieurs personnes, dont une habituée du buffet de la gare de Lausanne. (Ministère de la Défense)
(Ministère de la Défense)
Envoyée à Marseille, elle parvient à se renseigner de manière assez habile sur les départs de troupes pour le front. Heureusement pour les armées de l'Entente, ses cartes rédigées à l'encre invisible ne sont jamais arrivées. (Ministère de la Défense)
Envoyée à Marseille, elle parvient à se renseigner de manière assez habile sur les départs de troupes pour le front. Heureusement pour les armées de l'Entente, ses cartes rédigées à l'encre invisible ne sont jamais arrivées. (Ministère de la Défense)
(Ministère de la Défense)
Le recours de cette espionne improvisée est refusé par le président français, alors qu'une autre espionne suisse sera graciée durant la guerre. «Regina Diana» aura séduit plusieurs soldats et officiers, réussi à dérober des noms d'officiers anglais et aurait pu trahir le départ de troupes pour la Somme et Salonique. Son dossier restera classé secret pendant un siècle, avec celui des autres fusillés de la Grande guerre.
Le recours de cette espionne improvisée est refusé par le président français, alors qu'une autre espionne suisse sera graciée durant la guerre. «Regina Diana» aura séduit plusieurs soldats et officiers, réussi à dérober des noms d'officiers anglais et aurait pu trahir le départ de troupes pour la Somme et Salonique. Son dossier restera classé secret pendant un siècle, avec celui des autres fusillés de la Grande guerre.
(Ministère de la Défense)
1 / 5

L’officier de 1ère classe lit rapidement les conclusions du jugement en révision du conseil de guerre. Sans attendre, le peloton réglementairement composé de douze soldats fait feu sur Marie-Antoinette Avvico, qui meurt sur le coup. Il est 6?h?30 en ce 5 janvier 1918. La dernière espionne suisse de la Grande Guerre vient de tomber sur le champ de tir du Pharo, au cœur de Marseille. Elle avait 32?ans.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.