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Le syndic de Lausanne voyageait avec l’avion communal

Moteur en panne, le «Ville de Lausanne» doit atterrir en catastrophe en Belgique.

L'avion Comte AC-11 immatriculé HB-KIM «Ville de Lausanne», sorti d'usine en 1930, avait d'abord été conçu pour des missions de relevés topographiques. Mais il fut délaissé par le Service topographique fédéral, ce qui permit à la Ville de Lausanne de l'acheter. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut réquisitionné par le Département militaire fédéral pour des «missions spéciales».
L'avion Comte AC-11 immatriculé HB-KIM «Ville de Lausanne», sorti d'usine en 1930, avait d'abord été conçu pour des missions de relevés topographiques. Mais il fut délaissé par le Service topographique fédéral, ce qui permit à la Ville de Lausanne de l'acheter. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut réquisitionné par le Département militaire fédéral pour des «missions spéciales».
DR
Lausanne, 1938. Cette année-là, à l'occasion du XIXe Comptoir suisse, l'avion Comte AC-11 «Ville de Lausanne» emmena des passagers pour des baptêmes de l'air, au-dessus du Léman, vers la Gruyère ou les Diablerets. Le «tour aérien de la ville», le vol le plus court, était «à la portée de toutes les bourses», dit-on.
Lausanne, 1938. Cette année-là, à l'occasion du XIXe Comptoir suisse, l'avion Comte AC-11 «Ville de Lausanne» emmena des passagers pour des baptêmes de l'air, au-dessus du Léman, vers la Gruyère ou les Diablerets. Le «tour aérien de la ville», le vol le plus court, était «à la portée de toutes les bourses», dit-on.
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Le nouvel avion de la Ville de Lausanne, un Beechcraft B-33 «Debonair», immatriculé HB-EIU, est présenté devant le grand hangar.
Le nouvel avion de la Ville de Lausanne, un Beechcraft B-33 «Debonair», immatriculé HB-EIU, est présenté devant le grand hangar.
Archives de la Ville de Lausanne
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Ce lundi 18 septembre 1950 vers midi, le volume sonore chute d’un coup à bord du Ville de Lausanne volant au-dessus de la Belgique. «Panne de moteur», aura sobrement annoncé le pilote à des passagers instantanément figés. Ces derniers ne sont autres que le syndic de Lausanne Jean Peitrequin, le directeur de Radio-Lausanne Jean-Pierre Méroz, son chef technicien Joseph Virdis ainsi que le professeur à l’Université de Lausanne Ernest Juillard. Un quatuor qui se rend à Eindhoven, aux Pays-Bas, non pour faire du tourisme, mais afin d’assister à des essais de télévision à l’invitation de l’entreprise Philips (Lausanne a été pionnière en matière de radio en s’équipant dès 1922 d’un émetteur – le quatrième en Europe s’il vous plaît – et ne veut pas manquer le virage de la télévision. Le syndic Peitrequin financera du reste les premiers essais de TV locale).

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