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Les Vaudois apprennent la vérité sur les chambres à gaz

Début juillet 1944, les journaux n’acceptent plus la censure sur le «terrible secret».

En mai 1944, hommes, femmes, enfants et vieillards déportés de Hongrie sortent d’un wagon à Auschwitz.
En mai 1944, hommes, femmes, enfants et vieillards déportés de Hongrie sortent d’un wagon à Auschwitz.
HULTON ARCHIVE/GETTY

Que savait-on au juste en Suisse romande du programme nazi d’extermination des Juifs avant l’été 1944? En pleine guerre, alors que régnait une censure qui tenait à ne pas fâcher la Suisse avec l’Allemagne, et que le pays était influencé depuis dix ans par la propagande antisémite allemande? Il est difficile de répondre à cette question de manière précise mais, pour se faire une idée, on peut relire les mots du rédacteur en chef de la «Feuille d’Avis de Lausanne», Otto Treyvaud, dans son article «La situation» du 11 juillet 1944: «Par souci de garder un peu de foi en la dignité humaine, on se refusait de croire à ces déportations en masse, à ces tortures collectives, à ces chambres hermétiquement closes dont les gaz faisaient des «fabriques de cadavres.»

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