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Les Vaudois interdisent le Parti communiste

La phobie des «rouges» atteint des sommets liberticides dans une Suisse pourtant en paix.

Une affiche due au graphiste genevois d’extrême-droite Noël Fontanet, lors de la campagne pour l’interdiction du Parti communiste à Genève, en 1937.
Une affiche due au graphiste genevois d’extrême-droite Noël Fontanet, lors de la campagne pour l’interdiction du Parti communiste à Genève, en 1937.
Bibliothèque de Genève

À la fin des années 30, la Suisse, entourée par des pays à gouvernement autoritaire, nazi au nord, fasciste au sud, peaufine son arsenal législatif visant à combattre «la propagande subversive» et à «protéger la démocratie». Des lois qui visent les formations d’extrême droite? Que nenni. Comme c’est globalement le cas depuis les années 20, c’est très clairement le mouvement communiste qui est visé par un Conseil fédéral opérant à coups d’arrêtés (dont certains fondés sur des bases constitutionnelles douteuses).

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