Kim Jong-un, itinéraire d’un enfant pourri gâté

Corée du NordLa journaliste Anna Fifield a voulu comprendre comment cet homme inexpérimenté s’y est pris pour parvenir au pouvoir à 27 ans.

Image: Keystone

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Anna Fifield est une journaliste néozélandaise. Elle dirige actuellement le bureau du Washington Post à Pékin. Elle a écrit sur la Corée du Nord de 2004 à 2008 et s’est rendue sur place à plusieurs reprises. Elle est l’auteur du livre The Great Successor. The Divinely Perfect Destiny of Brilliant Comrade Kim Jong Un (Le grand Successeur. Le destin divinement parfait du brillant camarade Kim Jong-un).

Le monde entier se moque de Kim Jong-un. Internet est inondé de mèmes de la série « Kim regarde des choses », Donald Trump l’appelle « l’homme-fusée ». Pourquoi est-il si facile de rire du dirigeant nord-coréen ?

Kim Jong-un prête le flanc à la caricature. Il a pas mal de kilos en trop, une coiffure étrange, des tenues fantasques, et il fait beaucoup de choses absurdes – comme poser avec un cartable Hello Kitty ou à côté de grandes bassines de lubrifiant. On dirait un petit dictateur sorti d’une BD ou le méchant dans un James Bond. Mais cette image comique ne doit pas nous faire oublier qu’il est sérieux à mourir et impitoyable. Depuis son arrivée au pouvoir en 2011, il a mis en place un véritable programme nucléaire et balistique et a montré qu’il n’hésitera pas à effectuer des essais nucléaires, voire, un jour peut-être, à utiliser ces charges. Il représente une menace sérieuse aussi bien pour les Coréens que pour les autres peuples.

Qu’est-ce qui vous a tant intrigué chez lui au point de lui consacrer un livre ?

J’ai écrit sur la Corée du Nord de 2004 à 2008, quand je travaillais pour le Financial Times . Je me suis rendue sur place à plusieurs reprises et j’étais persuadée qu’un régime aussi anachronique et chancelant disparaîtrait avec Kim Jong-il. Mais en 2014, quand je suis retournée à Pyongyang, j’ai constaté que la ville revivait sous l’autorité de son fils. Les gratte-ciel se multiplient, ce qui lui vaut le surnom de « Pyonghattan ». Certes, il n’y a pas assez d’électricité pour faire fonctionner tous les ascenseurs, mais de l’extérieur, ça rend bien. Les jeunes portent du H&M et du Zara, prennent un cappuccino dans les cafés ou des cours de yoga, ils se sentent modernes. Bien sûr, la vie en Corée reste extrêmement difficile, la plupart des habitants continuent à se battre pour nourrir leurs enfants et ne pas finir au goulag. Mais pour ses habitants, Pyongyang n’a jamais été aussi agréable. Kim Jong-un a entrepris beaucoup d’efforts pour que les milléniaux de la capitale aient l’impression que leur quotidien s’améliore sous son règne, qu’ils rattrapent les autres pays. Ce sont eux qui peuvent l’aider à se maintenir au pouvoir dans les décennies à venir.

Kim Jong-un est une figure des plus énigmatique. Pour un biographe, c’est un énorme défi.

Je ne qualifie pas mon livre de biographie, car il y a encore beaucoup d’inconnues à son sujet. Mais j’ai essayé de recueillir toutes les informations disponibles. Je me suis efforcée de contacter toutes les personnes qui l’ont approché, même brièvement. Y compris le fils d’un responsable politique sud-coréen qui l’a rencontré à l’enterrement de son père pendant cinq secondes. J’ai parlé au cuisinier japonais qui lui préparait ses sushis quand il était enfant. J’ai réussi à retrouver son oncle et sa tante, réfugiés aux Etats-Unis, qui m’ont longuement parlé de son enfance et de son éducation.

Il a grandi dans le luxe. Chez lui, il avait des salles de cinéma privées, des jardins avec des cascades artificielles qu’il parcourait en voiturette de golf, et à 11 ans, on lui a acheté une voiture et un pistolet. Quel enfant était-il ?

Pourri gâté ! Tout devait obéir à sa volonté. Il refusait de manger si on ne lui servait pas ce qu’il voulait, il demandait sans cesse des jouets coûteux. On est tenté de faire une psychanalyse : « C’est donc pour ça qu’il est devenu un tyran ! » Mais il y a beaucoup d’enfants gâtés dans le monde et tous ne deviennent pas pour autant des dictateurs monstrueux. Ce n’était pas un psychopathe, en revanche, personne ne m’a raconté qu’il torturait des chatons, par exemple. Il habitait avec sa mère et ses frères et sœurs dans une propriété totalement coupée du monde, à Pyongyang. Son père avait des enfants d’autres relations, mais Kim Jong-un ne les connaissait pas. Il n’avait pas non plus d’amis de son âge. Mais il obtenait toujours ce qu’il voulait. Quand je me suis penchée sur son enfance, je me suis rendu compte qu’elle était si anormale qu’il n’avait aucune chance de devenir un adulte normal.

Pourquoi son père l’a-t-il à ce point isolé du monde ?

Le régime nord-coréen est extrêmement secret. Les gens, et même de nombreux responsables du régime, ne savaient pas que Kim Jong-il avait plusieurs épouses et concubines et de multiples enfants de ces relations. Il a même caché son premier fils, Kim Jong-nam, à son propre père pendant cinq ans. Chacune de ces familles habitait dans une propriété séparée, totalement coupée du monde. Le régime ne voulait pas que les gens découvrent l’existence des enfants et leur train de vie luxueux, et la famille Kim ne voulait pas que les enfants voient la réalité nord-coréenne. Quand Kim Jong-un avait 11, 12 ans, une famine a décimé probablement 10 % de la population en quelques années. Mais je ne suis pas sûre qu’il en ait eu conscience.

Pourquoi a-t-il été envoyé dans une école suisse à 12 ans ?

Cela a commencé par le fils aîné de Kim Jong-il, Kim Jong-nam. Sa grand-mère voulait qu’il ait une enfance normale. Avec sa mère et sa tante, ils ont déménagé à Moscou. Mais le garçon a rapidement pris la ville en grippe, il faisait froid, il ne se plaisait pas à l’école. On a décidé de l’envoyer en Suisse. Le pays était réputé pour sa discrétion et Genève abrite une célèbre école internationale fréquentée par des enfants de personnalités connues ou riches – comme Michael Douglas ou une princesse thaïlandaise. Kim Jong-nam y était scolarisé. Dix ans plus tard, on a envoyé Kim Jong-un et son frère à l’école internationale de Berne. Sa famille pensait qu’en Suisse, Kim Jong-un serait un enfant normal, qu’il aurait des amis, ferait du sport, irait au cinéma.

En Suisse, il habitait avec sa tante et son oncle, qui passaient pour ses parents. A l’école, il était inscrit sous le pseudonyme Pak Un. Personne ne se doutait qu’il était le fils du dictateur nord-coréen ?

Les autorités suisses le savaient. La mère de Kim Jong-un venait en Suisse à bord d’un avion nord-coréen officiel réservé aux VIP, les services secrets suisses savaient parfaitement de qui il s’agissait. Ils la suivaient quand elle faisait les magasins à Zurich et qu’elle allait chez le médecin à Genève. Mais ils considéraient que les enfants ont droit à une enfance tranquille, donc ils ne les surveillaient pas. Quand Kim Jong-un est devenu le nouveau dirigeant de la Corée du Nord, il s’est avéré que les renseignements suisses avaient très peu d’informations sur lui. A l’école, en revanche, tout le monde le prenait pour un fils de diplomate nord-coréen. Son oncle était inscrit à l’ambassade comme chauffeur. Souvent, les enfants ne faisaient pas la différence entre Corée du Nord et Corée du Sud, peu leur importait son origine. L’école accueillant beaucoup d’enfants d’émigrés et de diplomates, sa présence n’avait rien d’extraordinaire. C’est seulement quand il a dû rentrer que Kim Jong-un a avoué à son meilleur ami que son père était le dirigeant de la Corée du Nord. Le garçon a ri et ne l’a pas cru.

Vous avez pu rencontrer ses camarades de classe. Quelle impression leur faisait-il ?

Ils ont très peu d’anecdotes à raconter sur lui. Et puis, ils sont lassés des questions incessantes des journalistes sur ce sujet. Mais ils s’en souviennent comme d’un élève qui ne s’intéressait pas à l’école, qui voulait seulement jouer au basket-ball, il était carrément obnubilé par ce sport. En classe, il passait son temps à dessiner Michael Jordan dans ses cahiers.

Aimait-il la Suisse ?

Quand il est devenu le leader de la Corée du Nord, beaucoup pensaient qu’il allait être plus ouvert au monde que son père. Qu’il allait réformer le pays, peut-être. Personnellement, après avoir rencontré les personnes qui s’occupaient de lui et ses camarades de classe, je suis parvenue à une autre conclusion. Il n’aimait pas du tout l’école. Il n’était pas bon en langues, il n’aimait pas apprendre. Et surtout, il n’avait pas l’habitude qu’on le traite comme un enfant normal et non comme un petit prince. Il n’aimait pas ce monde où il devait faire ses devoirs. Je pense qu’il est rentré de Suisse avec l’intime conviction qu’il devait tout faire pour que le régime reste intact, car sans culte de la personnalité, il aurait été un enfant ordinaire qui devait se faire une place dans le monde.

Ce n’était probablement pas l’avis de son oncle et de sa tante. Ils se sont réfugiés aux Etats-Unis quand Kim Jong-un est rentré en Corée. Pourquoi ?

Ils m’ont dit qu’ils comptaient y trouver une aide médicale pour la mère de Kim Jong-un, qui souffrait d’un cancer du sein. Mais je n’ai pas cru une seule seconde que c’était la seule raison. Ils avaient sûrement compris que leur lien avec le régime avait pris fin. Les enfants de Kim Jong-il ayant grandi, ils n’étaient plus d’aucune aide. Or, le régime nord-coréen est capricieux ; on ne sait jamais qui va être le prochain à tomber en disgrâce. Ils ont décidé de partir tant que c’était encore possible. En 1998, ils ont pris un taxi au beau milieu de la nuit pour rejoindre l’ambassade américaine.

Comment se fait-il que ce soit Kim Jong-un, le fils cadet de Kim Jong-il, qui lui ait succédé ?

Les gens pensent souvent que Kim Jong-nam, l’aîné, est tombé en défaveur quand il a été arrêté dans un aéroport japonais en 2001. Il se rendait à Disneyland. Personnellement, je crois qu’il s’agissait plutôt de l’influence des mères. Quand Kim Jong-nam avait 3 ans, sa mère a fait une dépression nerveuse, car Kim Jong-il l’a quittée pour une autre femme. Elle est allée s’installer à Moscou, où elle est restée jusqu’à sa mort. Elle n’avait aucun pouvoir en Corée. Quant à la mère de Kim Jong-un, elle était particulièrement ambitieuse, très active à Pyongyang et mettait ses fils en avant pour qu’ils prennent la tête du pays. Elle a veillé à ce qu’ils fréquentent une école militaire et fait en sorte qu’ils soient en vue. Selon les services secrets sud-coréens, ce serait elle qui aurait informé la presse que Kim Jong-nam se rendait au Japon, pour le discréditer et en faire un concurrent de moins pour ses deux fils.

Mais Kim Jong-un était le plus jeune des deux.

Il semble avoir eu une plus grande prédisposition à devenir le successeur. Kim Jong-il trouvait son deuxième fils « trop féminin », c’est donc son frère cadet qui s’est retrouvé à la tête du pays.

Quand Kim Jong-un est arrivé au pouvoir, le bureau de la propagande s’est mis à propager des histoires insensées à son sujet. Les gens y croient-ils ?

Par exemple, que tout petit déjà, il arrivait à tirer sur une ampoule à cent mètres et qu’à 6 ans, il savait conduire. Les Coréens savent que ce ne sont que mensonges et propagande, mais ils n’en parlent pas, car les sanctions sont extrêmement sévères.

Kim Jong-un est arrivé au pouvoir à seulement 27 ans. Comment a-t-il réussi à maintenir le régime ?

Principalement en assouplissant un peu les restrictions du marché. Avant, l’économie était centralisée et planifiée, les entreprises privées étaient interdites. Un marché libre s’est mis en place spontanément dès la famine des années 1990, car sans cela les gens n’auraient pas survécu, même si celui-ci était très limité. C’est Kim Jong-un qui a permis au secteur privé de prospérer. Aujourd’hui, les gens peuvent vendre des gâteaux faits maison, proposer la réparation de pneus de vélos ou des services de coiffure. Ceux qui habitent à la frontière chinoise peuvent traverser le fleuve et y acheter de la marchandise – vêtements de seconde main, cuiseurs à riz et autres téléphones portables – pour ensuite les vendre sur des bazars. J’ai rencontré un médecin qui était employé par un hôpital à la frontière mais qui n’allait jamais travailler : son salaire mensuel était de 4 dollars. A la place, il parcourait les montagnes à la recherche de plantes médicinales qu’il vendait en Chine, ce qui lui rapportait bien plus. Nombreux sont ceux qui, officiellement employés quelque part, se soustraient à leur travail en payant les fonctionnaires pour mener une autre activité. La vie en Corée du Nord reste extrêmement dure, naturellement, mais ceux qui travaillent pour le régime ont accès au monde et aux transports et peuvent gagner vraiment beaucoup d’argent dans le commerce. Kim Jong-un a simplement permis aux gens de travailler pour avoir un meilleur niveau de vie. Et il soutient que l’économie se porte mieux grâce à ses décisions judicieuses.

Il a permis le développement du marché libre, mais en même temps, il a décrété que regarder des séries sud-coréennes est un crime politique.

Ces séries sont particulièrement dangereuses, parce qu’elles dénoncent les mensonges du régime. Elles montrent que la vie en Corée du Sud est bien meilleure, que les gens y sont plus riches, qu’ils mangent à leur faim. Rien d’étonnant, donc, à ce que Kim Jong-un veuille en interdire l’accès. La police contrôle les appartements de façon aléatoire. Elle éteint l’électricité en pleine nuit pour que les DVD restent coincés dans les lecteurs. C’est ce qui explique la popularité des clés USB – on peut facilement les retirer. Mais en réalité, quand un policier surprend quelqu’un avec de la musique sud-coréenne sur son téléphone ou en train de regarder une série sud-coréenne, il suffit de lui acheter de la bière ou des cigarettes pour l’amadouer. Ce qui est beaucoup plus risqué, c’est de regarder des vidéos subversives qui rabaissent Kim Jong-un ; ça, ça peut vous valoir le goulag.

Et le quotidien de Kim Jong-un ?

On peut voir ses résidences sur les photos satellites, on voit par exemple qu’il a fait construire une grande piscine couverte dans sa propriété principale de Pyongyang. Il a également fait rénover son domaine de Wonsan, en bord de mer, qui abrite aussi une piscine ainsi qu’un hangar pour bateaux et yachts. Mais la principale source d’information sur son quotidien dans ces lieux, c’est Dennis Rodman, ancien basketteur des Chicago Bulls, qui a été invité dans sa propriété de Wonsan. Il l’a décrite comme un sept étoiles, un mélange d’Hawaï et de Disneyland. La maison baigne dans le luxe, Kim Jong-un conduit une Mercedes ou une Rolls dernier cri. Il prend souvent son avion privé. Il a tout.

D’où vient l’argent ?

Le régime gagne depuis longtemps de l’argent à l’étranger – légalement, par le commerce, dans la limite des sanctions économiques, et illégalement, notamment par la contrefaçon de dollars américains ou de cigarettes Marlboro ou par la contrebande de narcotiques. Des diplomates nord-coréens ont déjà été arrêtés en possession de grandes quantités de drogue. Mais Kim Jong-un a commencé à envoyer bien plus de personnes au travail. Des ouvriers nord-coréens travaillent dans des usines en Chine, sur des chantiers d’exploitation forestière en Russie, construisent des stades en Afrique et au Proche-Orient. Ils ont aussi travaillé sur les chantiers navals polonais de Gdansk. Le régime verse un tiers des revenus aux ouvriers et garde le reste pour lui. On estime qu’il engrange jusqu’à 500 millions de dollars par an en exportant sa main-d’œuvre. C’est la raison pour laquelle les Nations unies essaient de priver la Corée du Nord de cette source de revenus, qui sert essentiellement le régime.

Kim Jong-un a très vite montré à quel point il est impitoyable. Il a commandité le meurtre de son oncle et de son frère aîné. Pourquoi ?

C’est un dictateur paranoïaque. Comme il craint constamment pour sa vie, il se débarrasse de toute personne susceptible de représenter une menace. L’une de ses premières victimes a été son oncle, Chang Song Taek, qui l’avait aidé à prendre les rênes du pays. Tout le monde se souvient de lui comme d’un extraverti vif et sociable, très populaire en Corée du Nord et qui avait gagné aussi beaucoup d’argent grâce à la corruption et au commerce de minerais. Il connaissait tous les secrets du régime qu’il servait depuis des décennies. Pas étonnant que Kim Jong-un ait vu en lui une menace. Il s’est donc débarrassé de lui, pas en douce, en l’envoyant au goulag ou en le faisant exécuter, mais de façon très publique. Il a été arrêté en pleine réunion du Politburo et diffamé en première page des journaux. Kim Jong-un voulait montrer aux élites sud-coréennes qu’il est si impitoyable qu’il n’hésite pas à tuer son propre oncle. Un moyen efficace de faire peur à tous ceux qui avaient l’intention de remettre en question son statut. Quant à Kim Jong-nam, il le considérait comme une menace, car selon l’idéologie coréenne, du sang sacré de Paektu coulait aussi dans ses veines. Il a peut-être aussi appris que son frère était un indic de la CIA et vraisemblablement des services de renseignement sud-coréens. Kim Jong-nam est tombé alors qu’il ne cherchait pas à faire carrière au sein du régime, qu’il habitait depuis quinze ans à l’étranger et qu’il avait ses propres sources de revenus. Il n’en restait pas moins un rival potentiel pour Kim Jong-un.

Vous dédiez votre livre aux citoyens nord-coréens en leur souhaitant d’être bientôt libres. Est-ce possible dans un avenir proche ?

Je le souhaite ardemment. Même si mon livre est consacré à Kim Jong-un, il raconte les souffrances des Coréens du Nord sous son règne. Aujourd’hui, Kim Jong-un exerce sur le pays un pouvoir strict qui ne laisse entrevoir aucune fissure, il est donc difficile d’imaginer qu’il prendra bientôt fin. Mais les gens ne s’attendaient ni à la chute de l’URSS, ni au printemps arabe ni à d’autres révolutions. J’espère qu’un jour, je pourrai me rendre en Corée unifiée et parler aux gens pour compléter toutes les inconnues de mon livre.

Créé: 14.03.2020, 15h08

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