Ces marques qui font plus que rendre les femmes belles

TendancesClarins a lancé en Suisse son programme de soutien à FEED, pour lutter contre la faim dans le monde.

La patron de la marque française, Christian Courtier-Clarins en voyage au Honduras avec Lauren Bush-Lauren, fondatrice de FEED.

La patron de la marque française, Christian Courtier-Clarins en voyage au Honduras avec Lauren Bush-Lauren, fondatrice de FEED. Image: NEIL RASMUS/CLARINS/DR

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Christian Courtin-Clarins sait flatter ces dames. Chaque jour, son but est de les faire se sentir mieux dans leur peau, mais pas à n’importe quel prix. Depuis toujours, la maison dont il est le patron puise ses formules au cœur de la nature. «Nous avons commencé par replanter des arbres, pour rendre ce que nous avions pris, mais assez vite je me suis rendu compte que cela ne suffisait pas. Que la biodiversité est complexe et que le développement durable doit être au centre de tout ce que nous faisons.»

Toujours heureux de quitter son élégant costume pour revêtir une tenue d’aventurier, ce père de cinq enfants n’hésite pas à se rendre sur le terrain, comme il l’a fait au Honduras en compagnie de Lauren Bush-Lauren (la nièce de l’ancien président des Etats-Unis, qui, en épousant le fils du couturier Ralph Lauren, a hérité d’un nom plutôt amusant!), fondatrice de FEED . Cette organisation, qui a pour mission de lutter contre la faim dans le monde, connaît un succès assez incroyable. Issue du monde de la mode, l’ancien mannequin crée en 2007 un sac en jute à la forme moderne, mais réalisé dans le même tissu rêche que les sacs de transport de fèves de cacao. Sur son flanc, le nombre de repas que son achat a permis de distribuer aux enfants souffrant de malnutrition. Le succès dans les quartiers branchés de New York est immédiat. Les modeuses se l’arrachent et, en parallèle, nourrissent des petites bouches affamées.

La marque de cosmétiques s’est donc associée à cette mission depuis quelques années maintenant, à l’étranger et, depuis le mois dernier, en Suisse. La marche à suivre est simple: la cliente achète une jolie trousse de toilette en jute contenant sept miniatures des produits best-sellers de Clarins. La valeur du contenu (102 francs) dépasse le prix d’achat (49 francs) et, en plus, elle fait une bonne action puisque, quelque part dans le monde, dix enfants auront un repas. «Nous avons choisi dix repas comme premier test pour faire connaître FEED sans que cela coûte trop cher, explique Christian Courtin-Clarins. Nous ne voulions pas nous montrer trop gourmands!»

Gourmand, le PDG sait pourtant l’être, surtout en matière d’innovations, d’idées et de partage. Clarins soutient de nombreuses actions environnementales – parmi d’autres Pro Natura Brésil, pour la préservation des milieux naturels (1992), Alp Action pour la réhabilitation du patrimoine naturel des Alpes (1993) – mais aussi des femmes (avec le Prix de la Femme Dynamisante lancé en 1997 dans quinze pays) et des hommes (le Prix Clarins Men Environnement a vu le jour en 2004, son dernier lauréat n’est autre que Bertrand Piccard).

– Dites-nous ce qui peut bien relier Clarins et Bertrand Piccard?
– La recherche d’un futur plus respectueux de la planète! Bertrand Piccard est devenu un ami, c’est même lui qui m’a remis ma Légion d’honneur! Il m’impressionne vraiment. Son projet Solar Impulse est épatant. Je sais que je ne vais pas pouvoir arrêter de prendre l’avion du jour au lendemain: ma profession m’oblige à de nombreux voyages. Maintenant si, dans un futur pas trop éloigné on peut se déplacer grâce à l’énergie du soleil, vous imaginez aisément le bien que cela ferait à notre planète. Bertrand Piccard me fait rêver. Et pour la petite histoire, il a profité de son tour du monde pour tester quelques-unes de nos crèmes solaires en plein vol!

– Le développement durable dans les airs, mais aussi sur terre.
– Le développement durable partout! Nous avons fait un nombre incalculable d’erreurs, comme la monoculture en nous contentant de planter des pins, et en ignorant la complexité des écosystèmes. Mais le développement durable ne se limite pas à la nature. Il est étroitement lié à la responsabilité sociale qui, selon moi, se décline sur trois axes: la nature, le travail et la paie pour ce travail. Grâce au respect de la nature, cette dernière continuera à nous donner nos matières premières, qui elles donneront du travail à nos employés et à nos partenaires tout au long de la chaîne, qui pourront être payés convenablement. Nous responsabilisons tout le monde, de nos employés à nos clients.

– Mais vous ne pouvez pas sauver le monde seul?
– C’est vrai que je m’appelle Clarins et pas Lourdes! Mais nous pouvons contribuer à le rendre meilleur, en proposant des cours de maquillage aux femmes suivant des chimiothérapies, en offrant à manger aux enfants pauvres dans des bâtiments scolaires et contribuer ainsi à leur rescolarisation. Nous multiplions les projets, c’est sûr, mais je suis quelqu’un qui va toujours au bout, qui a à cœur de les mener à bien.

– Et l’un de vos prochains projets se situe plus près de chez nous…
– Oui, ma nouvelle idée est née en Suisse! Je ne peux pas trop en parler pour le moment, mais il s’agit de protéger les Alpes, qui sont l’écosystème le plus grand d’Europe. Une collaboration avec l’Alp Action Foundation du prince Aga Khan. D’ailleurs, nous travaillons depuis longtemps main dans la main avec des agriculteurs suisses bio.

Créé: 09.04.2017, 19h46

Terre de femmes d'Yves Rocher

Il y a plus de 20 ans, la marque française a créé la Fondation Yves Rocher – Institut de France pour «rendre au monde végétal une partie de ce que nous lui devons.» La biodiversité est au cœur de son action, qui se décline en plusieurs parties: le soutien des femmes dédiant leur vie à la protection de la nature, la plantation d’arbres et la préservation d’espèces végétales.



En Suisse, la lauréate 2017 du Prix Terre de Femmes doté de 5000 euros (plus de 350 récompensées dans 10 pays à ce jour) a été choisie vendredi 3 mars. Il s’agit de la Genevoise Lisa Pamblanco (photo), qui s’engage pour l’aménagement d’arrivées d’eau potable et d’assainissement dans le village d’El Zonte au Salvador, où vivent 250 familles. Fondatrice de Water & Works Fundings Association à Vernier, elle fait en sorte de capter, de purifier et de distribuer de l’eau potable à cette communauté de 1500 âmes et ce, de manière durable. Karin Witschi de Bike4Car, qui propose d’échanger gratuitement sa voiture contre un vélo pendant deux semaines, et Ruth Rossier, qui promeut la culture de la pomme de terre à Madagascar, font partie des femmes primées.

Le savon solidaire de l'Occitane

Cela fait depuis 1997 que la marque provençale s’engage pour la vue. Tout d’abord en écrivant le nom de ses produits en braille sur ses emballages, sous l’impulsion d’Olivier Baussan, fondateur de L’Occitane. En 2000, le premier produit solidaire est vendu en boutique et, en 2006, la fondation de la marque voit le jour, avec pour buts de promouvoir le leadership féminin, de protéger le patrimoine naturel – notamment en Provence – et de lutter contre la cécité dans le monde. Un mal qui est évitable dans 80% des cas. Aujourd’hui, 285 millions de personnes souffrent de déficiences visuelles dans le monde. L’Occitane, avec son programme «Union for Vision», veut permettre à 10 millions d’entre elles de bénéficier de soins d’ici 2020. L’opération se nomme «10by20» et se divise en diverses actions, comme des campagnes de sensibilisation, des programmes de dépistage, des traitements, des lunettes et des chirurgies, la formation du personnel médical local, ainsi que le soutien à la recherche et à l’innovation.



La marche à suivre est simplissime: il suffit d’acheter (au moins!) un savon solidaire au lait de karité (50 g, 3 francs) et 100% des bénéfices de cette vente sont versés à la lutte contre la cécité.

A noter que le dernier savon solidaire avait permis de verser 167'000 euros à l’ONG Orbis en Ethiopie, et donc de soigner plus d’un million de personnes.

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