Presque rien de dentelle

Voulez-vous?Les repérages de Renata Libal, rédactrice en chef du magazine «encore!»

Est-ce un soutien-gorge ou une brassière de sport? Ni l’un ni l’autre...

Est-ce un soutien-gorge ou une brassière de sport? Ni l’un ni l’autre... Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La marque

Comme ses concurrents italiens Calzedonia ou Tezenis, Etam donne dans la mode intime à petits prix. L’ancêtre de la marque est un fabricant de bas synthétiques du même nom, 1916 à Berlin. Suite à une fusion avec la marque Sétamil en 1963, Etam se recentre sur la France et se diversifie dans tous les secteurs du textile près du corps et à la mode: nuisettes en dentelles, lingerie à imprimés et, plus récemment, tenues de maison et de yoga. Toujours en mains (majoritairement) de la famille Milchior, Etam assure un chiffre d’affaires de près de 1,3 milliard d’euros, grâce à une diffusion à l’international sur quelque 4000 points de vente (sous divers noms, selon les pays). La marque s’enorgueillit aussi de pouvoir, depuis 2008, compter sur les courbes du mannequin Natalia Vodianova pour défendre sa cause.

La nouveauté

Les Romandes ont longtemps profité d’escapades parisiennes pour aller faire le plein de froufrous. Elles peuvent désormais faire du shopping en Suisse. Au printemps dernier, la première boutique sur sol helvétique a ouvert au Centre Balexert, à Genève. La deuxième vient de suivre, au numéro 12 de la rue Pichard, à Lausanne.

La tendance

Après des années de séduction tenue à la baleine, la nouvelle génération de femmes rechigne à ces contraintes. Leurs grands-mères, en 1968, portaient ostensiblement leurs seins nus sous des pullovers moulants, en signe de liberté: «Mon corps n’appartient qu’à moi.» Les descendantes d’aujourd’hui rejoignent massivement le mouvement «no bra», sur les traces de vedettes comme Kendall Jenner (la plus jeune du clan Kardashian) ou Jennifer Anniston, fièrement décolletées au naturel sur les réseaux sociaux. Si les ventes de soutiens-gorge (et des marques très connotées sexy, comme Victoria’s Secret) sont à la baisse, il est une pièce de lingerie qui tire son épingle du jeu: la «bralette». Ce néologisme - formé du mot «bra» (soutien-gorge en anglais) et du suffixe «ette», pour la légèreté de la chose - désigne la brassière légère à pur usage décoratif.

L’objet

Est-ce un soutien-gorge ou une brassière de sport? Ni l’un ni l’autre, ma chère… En dentelle et résille, bretelles croisées dans le dos, ce modèle de la marque Etam nommé Colchoker (44 fr. 90) ne soutient rien et permet à fort peu de filles de sauter à la corde. Il appartient pourtant aux nouveaux objets de désir, qui ne servent à rien d’autre qu’à se montrer au hasard d’un bouton décroché. C’est déjà ça…


Le prochain numéro d’«encore!» paraît le 16 septembre, encarté dans «Le Matin Dimanche» (24 heures)

Créé: 15.09.2018, 16h00

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.