Le wax éthique s'invite dans votre garde-robes

ModeDeux Romandes ont lancé la marque de vêtements Wax'Up. Robin Cornelius, fondateur de Switcher, leur a proposé une collection capsule qui met en valeur ce tissu traditionnel africain.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«Maman, ce frigo est moche, on pourrait le waxer!» Dans la famille de Perrine Bah, le wax, ce tissu coloré à motifs africains, est devenu un verbe. C’est que depuis juillet 2013, date de la première vente de vêtements de la marque Wax’Up, la gestion de la start-up a envahi le planning de la Genevoise de 31 ans.

Un mois plus tôt, la maman de deux petites filles poste une annonce pour trouver un porte-bébés en wax. Caroline Akwei, qui en dessine depuis peu, lui répond et devient, quelques jours plus tard, son associée. «J’ai retrouvé chez Caroline le wax de mon enfance. J’ai tout de suite craqué», raconte Perrine Bah. De père camerounais, elle se rend en Afrique une fois par année. «Chaque fois, je voyais le tissu se dégrader un peu plus, je n’en avais jamais trouvé d’une telle qualité».

Caroline Akwei rapportait déjà ses étoffes du Ghana, pays d’origine de son mari, où elle a vécu douze ans. Aujourd’hui, la Nyonnaise de 34 ans dessine toutes les pièces de la marque Wax’Up, de la jupe aux bracelets, en passant par les hoodies et les casquettes. «Ce qui est important pour nous est de travailler avec du wax 100% africain. Je vais sur place, visite les usines, fais mon choix de tissu, l’apporte aux sept couturiers indépendants avec qui nous travaillons à Accra et je rentre les valises pleines de nos nouveaux modèles», explique la créatrice.

Le coup de cœur de Switcher

Cette démarche permet aux deux jeunes femmes de présenter Wax’Up comme une «marque consciente». «Nous n’avons aucune certification car cela est hors de prix. Mais nous faisons du commerce équitable et nos valeurs sont notre garantie», affirme Perrine. Animées par ces principes, les deux associées, complémentaires bien qu’opposées – «j’adore la viande et Caroline est végane!» – contactent Switcher. «On voulait utiliser leurs vêtements comme base pour nos créations et Robin Cornelius, le fondateur de la marque suisse, a eu un coup de cœur», se réjouit la Genevoise. Conquis, il leur propose de lancer une collection capsule en partenariat, qui verra le jour le 12 décembre et sera disponible à la boutique lausannoise de Switcher, à la rue Centrale. «Il s’agit des basiques de Switcher, comme le Geelee, cette grenouillère pour adultes, agrémentés de touches de wax», détaille Caroline Akwei.

Robin Cornelius n’est pas le seul à avoir été séduit par les créations des deux Romandes. «Nous avions un stand au concert de la chanteuse Akua Naru le mois dernier. Elle s’est approchée de nous et a dit en français: «Le guichet est fermé, c’est tout pour moi», s’émerveille Perrine. Pas plus tard que cette semaine, l’artiste américaine tweetait une photo d’elle sur scène au Brésil, arborant un débardeur Wax’Up. «Le Geelee avec du wax aux couleurs de la Jamaïque, Usain Bolt va trop kiffer, on devrait lui envoyer!» conclut en riant Caroline. (24 heures)

Créé: 22.11.2014, 13h44

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 5

Johnny monument national. (Paru le 9 décembre)
(Image: Vallott) Plus...