Passer au contenu principal

Les oiseaux ont tous leur comportement propre

Une bible recense 427 espèces européennes à travers leur mode de vie, leurs parades amoureuses ou leur vol. Dix ans de travail passionnant.

Le mâle et la femelle de la fauvette babillarde recueillent des toiles d'araignée ou des cocons pour confectionner le bord extérieur de leur nid.
Le mâle et la femelle de la fauvette babillarde recueillent des toiles d'araignée ou des cocons pour confectionner le bord extérieur de leur nid.
Andrea Ambrogio
Même s'il est très fidèle, le mâle de la cigogne blanche se montre agressif envers sa femelle lorsqu'elle arrive au nid. La cérémonie de salutations commence ensuite par des claquements de bec (bill-clattering ci-contre) puis le mâle se met en posture de menace, la femelle se soumet jusqu'à l'accouplement.
Même s'il est très fidèle, le mâle de la cigogne blanche se montre agressif envers sa femelle lorsqu'elle arrive au nid. La cérémonie de salutations commence ensuite par des claquements de bec (bill-clattering ci-contre) puis le mâle se met en posture de menace, la femelle se soumet jusqu'à l'accouplement.
Andrea Ambrogio
Pendant leurs brefs vols de déplacement, les marouettes ponctuées, comme les espèces proches, laissent pendre leurs pattes alors qu'elles les tiennent étendues en arrière lors de leurs vols migratoires. Elles sont très farouches et donc très difficiles à observer.
Pendant leurs brefs vols de déplacement, les marouettes ponctuées, comme les espèces proches, laissent pendre leurs pattes alors qu'elles les tiennent étendues en arrière lors de leurs vols migratoires. Elles sont très farouches et donc très difficiles à observer.
Andrea Ambrogio
1 / 7

Pour ses 35 ans, l’équipe de «La Salamandre» s’est offert un joli cadeau avec cette bible ornithologique originale de 576 pages. «Je suis tombé sur ce livre en édition originale lors d’un voyage en Italie, explique le biologiste Alessandro Staehli. J’ai été impressionné par la démarche, le volume, le nombre d’illustrations.» Pour le collaborateur des Éditions La Salamandre, la somme qu’ont réalisée l’ornithologue Armando Gariboldi et l’illustrateur Andrea Ambrogio est unique en son genre. «Il existe beaucoup de guides sur les oiseaux qui les décrivent par leur couleur, leur taille. Mais le faire par leur comportement est unique, même si c’est tellement logique. C’est le rêve de tout naturaliste de voir ce travail publié en français ou en anglais.»

Les auteurs sont reconnus, Armando Garibaldi a été directeur de la Ligue italienne pour les oiseaux et a déjà publié une vingtaine de livres. Andrea Ambrogio est un vrai naturaliste de terrain qui a réalisé 1800 dessins et aquarelles en dix ans d’observations. Mais Alessandro Staehli ne voulait pas juste traduire leur somme en français. «Le format ne jouait pas, de nouvelles espèces sont apparues.» Commence alors un vrai travail d’adaptation, de révision, de mise en forme, qui va durer une année complète.

«Il y a ici des clés de lecture pour comprendre les espèces et leur comportement. Par exemple, un oiseau ébouriffé, avec le plumage gonflé, peut l’être à cause du froid ou parce qu’il veut séduire une femelle. C’est important de le comprendre.» Pour le biologiste, les oiseaux sont comme nous, «ils vivent et, pour cela, ils doivent chercher à manger, ils volent et c’est au moment de la reproduction qu’ils sont le plus inventifs.» Et le plus diversifié aussi, certaines espèces préférant se montrer discrètes au moment des amours alors que d’autres sont très extraverties, certaines sont fidèles pour la vie à leur compagnon, d’autres sont «plus ouvertes». Alessandro Staehli dit avoir lui-même appris beaucoup de choses dans le livre.

L’Europe connaît aussi des fluctuations d’espèces et de la population de chacune d’elles. «Par exemple, le lagopède alpin, un de mes oiseaux préférés, souffre énormément du réchauffement climatique. En 2050, il sera très très difficile à observer. Mais la hausse des températures a aussi fait apparaître chez nous, par exemple, la perruche à collier qui ne venait pas avant.»

Surtout, nos modes de vie influencent le nichage des oiseaux. «Dans le fond, la situation est presque meilleure en ville qu’à la campagne où on éradique par exemple toutes les haies champêtres. L’intensification de l’agriculture fait que les oiseaux qui nichent au sol n’ont plus le temps de le faire. Avec les pesticides, la diminution des insectes, les populations d’oiseaux se raréfient. Et si les alouettes se portent mal, l’humain se portera mal aussi.»

Les deux auteurs sont présents au Festival La Salamandre à Morges le week-end du 26 et 27 novembre 2018.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.