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Faire sa poutze tout en ménageant la nature

Adeptes de la philosophie zéro déchet, deux Lausannoises ont lancé les Paillettes Vertes, soit des ateliers pour enseigner comment fabriquer produits d’entretien et cosmétiques chez soi.

Mélanie Jordan (au fond) et Maya Froidevaux Thonney (premier plan) ont lancé en mars le concept écoresponsable des Paillettes Vertes.
Mélanie Jordan (au fond) et Maya Froidevaux Thonney (premier plan) ont lancé en mars le concept écoresponsable des Paillettes Vertes.
Vanessa Cardoso / 24 Heures
Mercredi, leur atelier était consacré aux usages du bicarbonate de soude. Il a permis aux participantes de confectionner des tablettes nettoyantes pour les WC (photo et du liquide vaisselle).
Mercredi, leur atelier était consacré aux usages du bicarbonate de soude. Il a permis aux participantes de confectionner des tablettes nettoyantes pour les WC (photo et du liquide vaisselle).
Vanessa Cardoso / 24 Heures
Les Paillettes Vertes proposent ce type d'atelier une à deux fois par mois.
Les Paillettes Vertes proposent ce type d'atelier une à deux fois par mois.
Vanessa Cardoso / 24 Heures
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«On peut l’utiliser pour nettoyer son four?» «Moi j’en mets une cuiller dans ma poubelle, ça évite les mauvaises odeurs.» «Avec un peu de vinaigre pour nettoyer la cuisinière, c’est très efficace.» Le bicarbonate de soude ne sert pas qu’à rendre plus digeste une gargantuesque fondue moitié-moitié. Mercredi soir, les neuf participantes au deuxième atelier des «Paillettes Vertes» ont découvert les mille et une utilisations ménagères de cette petite molécule très courante.

Les Paillettes Vertes, c’est la rencontre de Mélanie Jordan et Maya Froidevaux Thonney. La première se préoccupe depuis six ans des problèmes que génèrent les déchets ménagers. «À l’époque, j’ai commencé à me fournir en vêtements et jouets pour mes enfants dans des circuits de 2e main, plutôt que d’acheter systématiquement du neuf. De là, on a cherché à consommer différemment, de manière plus consciente en privilégiant les circuits courts.» La seconde s’y est mise il y a un peu plus de deux ans: «À la naissance de mon deuxième enfant, j’ai voulu être plus attentive aux cosmétiques pour bébé, raconte Maya. On parle beaucoup d’allergènes, de perturbateurs endocriniens. J’ai commencé par fabriquer mes propres lingettes, ma propre crème, ma lessive: tout ce qui entrait directement en contact avec la peau de mon fils. Quand il a commencé à se mettre à quatre pattes, j’ai réfléchi à changer de nettoyant ménager… Avec le temps, ça devient un jeu.»

Après des nombreux essais à domicile, les deux jeunes mamans ont décidé de partager leurs résultats et de permettre à d’autres d’en profiter, grâce aux Paillettes vertes, concept lancé en mars. Outre ces ateliers mensuels (à 75 francs), le duo est également présent au marché saturnin de Lausanne, a créé une boutique en ligne axée zéro déchet et un blog regorgeant de recettes et tuyaux écoresponsables.

Simple, bon marché et écolo

Réparties autour de deux tables, les participantes découvrent comment fabriquer un liquide vaisselle, des tablettes nettoyantes pour les WC, un déo liquide et une crème à récurer. Laetitia Jobin est venue en compagnie de sa belle-mère, Marilou. «J’ai déjà essayé certains produits en regardant des tutoriels sur internet, mais c’est rare que ça fonctionne du premier coup; il faut beaucoup tâtonner. Là, on a accès à des recettes qui ont déjà été testées.» À la table voisine, Anouchka Palmerini est acquise à la démarche des Paillettes Vertes: «Je suis dans cette démarche zéro déchet depuis 4 ans, je me fournis au marché, je fabrique mes propres cosmétiques - baume à lèvres, shampoing solide, parfum, déo…»

Il faut quelques minutes pour arriver au bout de chaque préparation. Les ingrédients sont simples: eau chaude, savon noir, bicarbonate, acide citrique, quelques huiles essentielles et le tour est joué. «On trouve facilement tous ces ingrédients en droguerie. L’idée de ces ateliers est de montrer qu’il est très simple et rapide de fabriquer ces produits. Et le porte-monnaie s’en trouve très vite soulagé», souligne Mélanie. Qui estime qu’un litre de lessive lui revient par exemple à 2 fr. «Dans les grandes surfaces, on arrive vite à 5, voire 10 fr. le litre, selon les marques.»

Les neuf apprenties chimistes repartiront en outre avec leur production du jour dans des bouteilles de savon liquide en plastique du commerce, qui auraient atterri tout droit à la poubelle, s’ils n’avaient pas connu cette seconde vie. C’est la raison principale qui a motivé Marlyse Neyroud à confectionner elle-même sa lessive, il y a deux ou trois ans: «J’en avais tout simplement marre de jeter ces bouteilles.»

«Réfléchir autrement»

Foin de prosélytisme ou de stigmatisation, Maya Froidevaux Thonney et Mélanie Jordan veulent surtout «inviter à réfléchir autrement et donner quelques exemples de petits réflexes qu’on peut adopter pour un mode de vie plus durable»: «Nous ne sommes pas du tout des extrémistes, on n’appelle pas à boycotter les grandes surfaces ou l’industrie, relève Maya. On peut simplement changer de toutes petites choses: quand je vais faire mes courses - chez un indépendant ou au supermarché -, j’apporte mes propres contenants. Pas mal de grandes surfaces commencent à accepter ça. Au final, tout le monde y gagne.»

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