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Les quadruplés d'une mère de 65 ans en danger

Une Allemande de 65 ans a eu des quadruplés il y a une semaine. Grands prématurés, les bébés encourent de «grands risques».

Annegret Raunigk avec un de ses enfants en 2005.
Annegret Raunigk avec un de ses enfants en 2005.
(photo d'archives), Keystone

De «grands risques» pèsent sur la santé des quadruplés grands prématurés d'une mère âgée de 65 ans, ont indiqué ce mercredi 27 mai les médecins de l'hôpital berlinois où ils sont nés il y a une semaine.

Deux des quatre nouveaux-nés, nés après seulement 26 semaines de grossesse, sont sous assistance respiratoire, a précisé le professeur Christoph Bührer, directeur du service néonatologie de l'hôpital universitaire Charité.

Ils sont «nés alors que leur développement n'était pas fini, ce qui est un facteur de grands risques», a expliqué Christoph Bührer lors d'une conférence de presse.

«Ce sont des enfants qui peuvent mourir, qui peuvent contracter des maladies lourdes ou avoir des séquelles», a-t-il ajouté, précisant que les risques n'étaient pas liés au fait qu'il s'agit de quadruplés.

«Unique au monde»

Annegret Raunigk, 65 ans, déjà mère de 13 enfants, avait donné naissance mardi dernier à ces quadruplés après une fécondation in vitro en Ukraine de deux donneurs anonymes.

Cette naissance de quadruplés d'une mère si âgée est «à ma connaissance un cas unique au monde», a souligné le professeur Wolfgang Heinrich, directeur du service d'obstétrique.

L'annonce de cette grossesse exceptionnellement tardive, en avril, a soulevé un vaste débat, de nombreuses personnes reprochant à cette femme proche de la retraite son manque de responsabilité. Elle a en outre négocié un contrat exclusif avec une chaîne de télévision privée, habituée des émissions de reality-show.

Assistance respiratoire et chirurgie

Deux des quatre nouveaux-nés - trois garçons et une fille qui pesaient entre 655g et 960g à leur naissance - sont sous assistance respiratoire et l'un d'entre eux a subi une intervention chirurgicale en raison d'un problème à l'intestin. «Ce sont des bébés très fragiles mais tout à fait mignons», a insisté Christoph Bührer.

Les deux médecins ont assuré que pour eux, seuls l'état de santé des bébés et de la mère comptait, coupant rapidement court à tout débat éthique. La fécondation in vitro n'a pas eu lieu en Allemagne, où elle est interdite pour une femme de cet âge-là, mais en Ukraine.

«Je ne crois pas que ce cas va être suivi par de nombreux autres dans le monde», a toutefois assuré Wolfgang Heinrich. La mère se porte bien et a quitté le service de soins intensifs, selon les médecins. Elle peut même «tirer son lait» pour nourrir ses bébés, selon les médecins.

(AFP)

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