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HumeurAlain Berset a l’oreille de droite

Le socialiste Alain Berset, tout comme une soixantaine de parlementaires, se sont soumis au test auditif de la SUVA. Et le conseiller fédéral de gauche avoue une oreille de droite.

Une preuve supplémentaire? Le parlementaire bourgeois (Jacques Bourgeois, précisément) parle à l'oreille droite d'Alain Berset.
Une preuve supplémentaire? Le parlementaire bourgeois (Jacques Bourgeois, précisément) parle à l'oreille droite d'Alain Berset.
Keystone

Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. L’adage est très pratiqué sous la Coupole fédérale. Mais pas par Alain Berset.

«Aïe! C’est l’oreille droite qui fonctionne le mieux! Qu’est-ce que ça veut dire… A vous de me le dire! Mais la gauche fonctionne très bien aussi.» Ministre de la Santé, le socialiste Alain Berset s’est soumis au test auditif de la SUVA hier à Berne.

Prévention de surdités professionnelles

Ainsi graphique à la main, le jeune conseiller fédéral fribourgeois a pu illustrer - dans un sourire - ce qu’on savait depuis son élection du 14 décembre dernier, puisque les voix du camp bourgeois lui ont été très largement favorables, Alain Berset a une oreille de droite.

En effet, la caisse nationale d’assurance accident (SUVA) a garé son audiomobile devant le Palais fédéral. Et une soixantaine de parlementaires se sont pliés au test de prévention de surdités professionnelles. Un examen que passent près de 40000 personnes par année, sur les 200'000 salariés qui subissent une exposition sonore dangereuse pour l’ouïe.

Dangereuse pour l’ouïe la politique fédérale? «C’est vrai qu’à certains moments de la journée, il y a pas mal de bruit dans la salle du parlement!» s’amuse Alain Berset qui avoue qu’une oreille sélective peut aider en politique.

Un acouphène à l’oreille droite

«Sélectionner, c’est aussi mettre des priorités et décider en connaissance de cause», rétorque le ministre socialiste qui balaye l’idée qu’il pourrait être sourd aux arguments des autres. «En politique, il faut savoir écouter. Dans la musique aussi, il faut une bonne oreille attentive et savoir écouter les autres pour trouver l’accord ensemble», avance Alain Berset, aussi pianiste de jazz à ses heures.

Pas de fausses notes partisanes chez Eric Voruz. Le socialiste Vaudois s’est aussi soumis au test auditif. Lui avoue un acouphène à l’oreille droite! «Je n’entends que de l’oreille gauche. C’est plutôt pas mal pour un socialiste», rigole l’intéressé.

Quant au bruit assourdissant de la politique, Eric Voruz ne le craint pas. Bien au contraire. «Moi, c’est quand je n’entends rien, quand les bruits sont feutrés que je trouve la situation inquiétante!» insinue le conseiller national.

«En politique, c’est comme à la maison, il faut surtout entendre ce qui est important», prône Luc Barthassat, d’un air narquois. Le démocrate-chrétien genevois avoue tout de même quelques problèmes d’audition.

«Trop d’heures passées sur le tracteur et à tronçonner sans protection. Par ailleurs, je fais partie de cette génération qui a sans doute écouté beaucoup trop fort la musique dans les Walkman au début des années huitante.» Le parlementaire genevois est horticulteur, motard et amateur de rock. «Mais j’ai toujours une oreille pour mes électeurs!» insiste-il. L’essentiel est sauf.

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