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Spectacle cruelBardot, Belmondo et Delon lancent un appel contre la corrida

Trois monstres sacrés du cinéma français ont lancé mardi un appel commun aux «Sages» du Conseil constitutionnel leur demandant d'interdire la tauromachie, une question sur laquelle ils doivent se prononcer vendredi.

AFP

«Il est temps aujourd'hui de bannir la torture, l'abolir sur l'ensemble du territoire», déclarent les trois acteurs dans cet «appel», qu'ils co-signent sous la bannière de la Fondation Brigitte Bardot.

Ils précisent qu'il s'agit d'un appel de «trois +sages+ attachés à des valeurs de justice, d'égalité et d'empathie».

«En France, expliquent-ils dans leur texte, la corrida est considérée par le code pénal comme étant un acte de cruauté condamné à deux ans d'emprisonnement et 30'000 euros d'amende. Cette règle générale n'est toutefois pas appliquée lorsqu'une +tradition+ locale peut être invoquée...

«Lobby de la tauromachie»

C'est une aberration, un non-sens !». «Lorsqu'un acte de cruauté est avéré, lorsque des sévices graves entraînant la mort sont infligés volontairement à un être vivant, un être sensible, la règle doit s'appliquer à tous, de la même manière et avec la même sévérité», poursuit le texte.

«Elever au rang de spectacle la cruauté, la bestialité, prendre plaisir à infliger la souffrance et provoquer la mort, tout cela est pervers et profondément choquant», estiment encore les trois comédiens qui citent Victor Hugo, fervent opposant de la corrida.

Ils dénoncent le «lobby de la tauromachie (qui) sait se faire entendre», en rappelant les récents propos du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui s'est dit favorable à la corrida.

Jeux de cirque

Ils appellent également à «entendre l'écrasante majorité des Français qui s'opposent à ces jeux du cirque».

«La barbarie n'a pas sa place dans la France du 21e siècle, il vous revient d'entendre la voix des Français que nous relayons aujourd'hui», concluent les trois acteurs. Suite à une procédure judiciaire de deux associations anticorrida, le Conseil constitutionnel doit décider vendredi si la tauromachie est compatible avec la loi, et donc si elle doit être ou non interdite.

AFP

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