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Fin de vie mode d'emploi

L’assistance au suicide, qui fait débat en Allemagne, continue à diviser le Vieux-Continent.

Le coffret de seringues a été présenté par le Dr Philip Nitschke à?Londres, lors d’une campagne favorable à?l’euthanasie. Le but? Signifier au gouvernement britannique l’urgence de tenir compte des demandes croissantes d’accéder au?suicide assisté.
Le coffret de seringues a été présenté par le Dr Philip Nitschke à?Londres, lors d’une campagne favorable à?l’euthanasie. Le but? Signifier au gouvernement britannique l’urgence de tenir compte des demandes croissantes d’accéder au?suicide assisté.
REUTERS

Un débat chargé d’émotions s’est ouvert en Allemagne. Le 13 novembre, les députés du Bundestag ont empoigné l’épineux sujet du suicide assisté en fin de vie. Les échanges ont été vifs sous la coupole. Dans ce pays, où le mot «euthanasie» a été remplacé par «Sterbehilfe», aide à la mort, en raison des atrocités commises par les nazis, ce thème divise plus que jamais. Une chose est sûre: l’euthanasie active, qui consiste à donner la mort pour apaiser les souffrances, restera interdite, comme dans la majorité des pays européens. Et l’euthanasie passive – par arrêt de traitement si le patient en fait la demande – actuellement tolérée, ne sera pas remise en cause. Le parlement allemand devra en revanche se prononcer, d’ici à la fin de 2015 et après de nombreuses consultations, pour ou contre l’aide organisée au suicide.

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