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Sur internet, les dérives sont difficiles à sanctionner

L'attaque de Charlie Hebdo a entraîné des milliers de messages de soutien, mais elle a aussi engendré un lot de commentaires appelant à la haine et cautionnant le massacre. Des dérives pénalement punissables?

«Bien fait pour Charlie Hebdo», «peine de mort pour les extrémistes, sales bâtards». Après l’attaque de mercredi, des messages de haine et des appels à la barbarie sont venus souiller les réseaux sociaux. Une nouvelle fois, cachés derrière leur écran, des internautes ont craché leur colère en odieux commentaires. Des propos pénalement punissables? «Internet n’est pas une zone de non-droit, la diffamation, comme la discrimination raciale y sont donc condamnables, relève Alain Macaluso, professeur de droit pénal à l’Université de Lausanne. Toutefois internet pose des difficultés d’ordre territorial. Quel droit s’applique? Celui du pays d’où la personne a émis son commentaire, du lieu de situation du serveur, ou encore du lieu où le message a été lu?»

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