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Ces morts que nous pleurons. Et tous les autres

L’attentat contre Charlie a suscité une vague d’empathie. Quels sont les ressorts de cette mobilisation?

Les catastrophes qui surviennent en début d’année suscitent davantage de compassion de la part de la population.
Les catastrophes qui surviennent en début d’année suscitent davantage de compassion de la part de la population.
Reuters

Quatre millions de Français dans la rue. Une cinquantaine de chefs d’Etat à Paris. Des stars, comme George Clooney, clamant en chœur «Je suis Charlie»… L’attentat contre le journal satirique, survenu le 7 janvier, a suscité une vague de compassion sans précédent. «J’ai été surprise par cet élan de solidarité, ne cache pas Gaëlle Clavandier, spécialiste de la sociologie des catastrophes à l’Université Jean Monnet, à Saint-Etienne. Parfois, certains événements possèdent tous les éléments pour déclencher une vague d’empathie et cela ne prend pas. D’autres fois, comme c’est le cas avec Charlie, la réponse des populations dépasse toutes les attentes.»

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