Treize idées cadeaux pour Noël

FêtesLa rubrique culturelle de «24 heures» vous propose une sélection d'objets à glisser sous le sapin.

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1° Le monde du vivant raconté par un directeur de zoo

Directeur du parc zoologique de la Garenne, à Le Vaud, Michel Gauthier-Clerc, docteur en écologie et en médecine vétérinaire, est aussi un chercheur, passionné de vulgarisation scientifique. Il vient de signer un ouvrage grand public mais pointu, véritable encyclopédie sur la biologie. Intitulé «La belle histoire du vivant», ce beau livre relié, richement illustré, retrace à coups de fiches d’une ou deux pages l’évolution des sciences et des connaissances depuis la Préhistoire jusqu’au XXIesiècle. «Le plus difficile n’a pas été la recherche, mais de faire le choix des thèmes dans ce vaste champ que couvrent les sciences du vivant», explique l’auteur.

Le biologiste a donc articulé son livre autour des grandes questions que se sont posées les hommes, d’abord sur le fonctionnement de leur corps puis sur l’évolution des espèces. Et sur les savoirs qui les ont conduits peu à peu à prendre le contrôle du vivant pour se nourrir, se soigner. De l’alchimie à l’épigénétique, du créationnisme à l’intelligence artificielle, il aligne les découvertes et les théories élaborées par les scientifiques et les philosophes. Rien de rébarbatif ni d’inaccessible dans ce répertoire, où l’on rencontre des idées, des animaux, des personnages connus comme Charles Darwin ou méconnus comme Avicenne, médecin arabe qui a établi le «Canon de la médecine» au XIesiècle. Autant d’histoires dans l’histoire qui expliquent l’évolution du rapport de l’homme à la nature et aux dangers qu’on lui fait courir aujourd’hui avec la perte de biodiversité ou les résistances aux antibiotiques. M.S


«La belle histoire de la vie», Michel Gauthier-Clerc, Éd. De Boeck Supérieur, 384p.


2° L’œil de Matthieu Ricard

De l’Himalaya à l’Islande, le photographe bouddhiste Matthieu Ricard s’enivre de beauté tellurique jusqu’au ravissement. «Émerveillement» (Éd. de la Martinière), son deuxième recueil, capte cette élévation avec une sérénité que la crise écologique contredit aussitôt. Et le moine d’inviter l’homme à plus de respect, vœu pieu, tandis que ses images galvanisées par la méditation, dopées par les pensées de Marc Aurèle ou Rinpoché, coulent comme une lave féconde. C. LE


3° En cas de Pépin

Redoutables docteurs ès lettres qui dégripperaient l’incurie du cancre le plus endurci, Florence Braunstein et Jean-François Pépin posent en génies de la vulgarisation – avec eux, le mot perd sa lourdeur rebutante. Après «Un kilo de culture générale», «Culture générale, le journal» (Éd. Librairie Vuibert) court de la préhistoire à nos jours en articulets savants ou insolites, dossiers passionnants ou notes accrocheuses. Dans cette «conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés», l’intelligence pète le feu contre la bêtise obscurantiste. La méthode? La structure chronologique tient le coup, même si les auteurs adorent passer du coq à l’âne. C. LE


4° «Il est leurre d’éteindre»

Né en 1987, Thierry Raboud a grandi dans un monde sans internet ni portable. Le journaliste de «La Liberté» a choisi la poésie pour dire cette césure. Dans «Crever l’écran» (Éd. Empreintes), il y a #avant et #après. Il séduit par ses notations sur le goût, la profondeur, l’imprévisibilité d’hier («Il pleuvait/Sans prévenir»); sur les pièges d’aujourd’hui («désirs/épars/pillés»), en jouant sur les mots («l’oubli se meurt/Il faut le savoir»). M.Ch.


5° Le N°5 de Coco Chanel

C’est une enquête fouillée sur l’un des plus mythiques parfums depuis trente ans que propose Marie-Dominique Lelièvre dans «Le N°5 de Chanel. Biographie non autorisée» (Éd. Stock). Plongeant aussi bien dans les Archives nationales de France que dans les laboratoires Givaudan, l’écrivaine, qui a déjà réalisé un livre sur Chanel, «Coco & Co, les amies de Coco», brosse ici le portrait d’une fragrance extravagante, tout comme sa créatrice. A.KY



6° Une BD pour grandir

Après le jeu de société, le livre! Tous les moyens sont bons pour booster sa confiance. L’auteure française de «La BD qui t’aide à avoir confiance en soi», Géraldine Bindi, ex-enseignante de français et de théâtre, s’est associée à l’illustratrice romande Adrienne Barman à l’univers enfantin coloré et joyeux. Cinq personnages invitent les lecteurs (dès 8 ans) à mieux se connaître, à se considérer avec bienveillance et à être à l’écoute de ses besoins. Le ton est ludique sans être mièvre. Le petite bande composée de Gigi la meneuse, Sarah la fan de rap, Tom le skateur ou encore Charlie le réfléchi, distille ses conseils et ses expériences dans des situations parfaitement crédibles pour des jeunes lecteurs. R. M

«La BD qui t’aide à avoir confiance en toi», Éd. Casterman, 64p. (dès 8 ans)


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7° Réveiller sa confiance en soi par le jeu

«J’aimerais retenir mon voc d’allemand». «Je dois faire une présentation mais je ne suis pas sûr de moi». Ou «Je ne sais pas dire non». Autant de blocages qui paralysent petits et grands dans leur quotidien. C’est à partir de ces exemples précis que les joueurs de «Cap sur la confiance» commencent la partie. Dans ce jeu de plateau coopératif, chacun profite de l’expérience des autres et met en place des stratégies concrètes à appliquer dans la vraie vie. Fini la compétition, vive l’entraide! Voilà un nouveau moyen d’apprendre à mieux se connaître et échanger afin de surmonter les difficultés sans oublier de s’amuser. Une démarche originale qui nécessite toutefois de se plonger dans les règles du jeu avant de s’y mettre, au risque de passer à côté de ses subtilités.

Il aura fallu près de six ans pour aboutir à ce jeu édité chez Helvetiq. Car au départ «Cap sur la confiance» a été pensé comme un outil pédagogique imaginé par deux enseignants suisses, Mélanie Cotting et Quentin Bays. Le projet a mûri et fait des petits, se déclinant également aujourd’hui en ateliers de coaching destinés aux enfants et adolescents. Face aux résistances que mettaient en place les élèves dans leurs classes respectives, les deux anciens directeurs d’école ont cherché longtemps au sein du système scolaire des moyens pour les aider à avancer. «Qu’est-ce qui était essentiel qu’on leur transmette? On est vite tombé d’accord que le thème de la confiance était primordial, explique Mélanie Cotting. On observait que beaucoup d’entre eux avaient une mauvaise image d’eux-mêmes et que cette thématique pouvait être un moyen de les motiver. Mais pour que cela soit efficace, il fallait que ce soit aussi ludique. On a donc créé notre propre outil.»

Les réactions des enfants les ont aidés à affiner leur concept. «Avec le jeu, le cerveau nous dit inconsciemment que ce n’est pas pour de vrai et on peut ainsi se projeter plus facilement. Une petite fille qui refusait de nous parler a commencé à le faire lorsqu’elle s’est mise à jouer», poursuit l’enseignante. Leurs efforts se sont concentrés pour débloquer cette petite voix intérieure qui répète que l’on n’est pas capable. Le duo a établi cinq outils pour développer la confiance. D’abord définir un but, puis identifier la difficulté rencontrée afin de travailler sur l’émotion qu’elle provoque. Enfin mettre en place des stratégies d’apprentissage et solliciter l’intelligence collective pour trouver des solutions à plusieurs.

Qu’est-ce qui définit vraiment la confiance? «Celui qui dit «je gère, je gère» est dans l’ego, pas dans la confiance, note Mélanie Cotting. C’est une qualité du cœur, un mélange entre émotion et esprit. Certains naissent avec plus ou moins de prédispositions mais seul 10% de cette confiance est innée. Le reste se construit progressivement.» R.M

«Cap sur la confiance», Helvetiq (dès 8 ans) Démonstration du jeu à la Librairie Page 2016 à Payerne, me 18 déc. (15h-17h) www.capsurlaconfiance.ch


8° Apprendre à protéger la planète en s’amusant

C’est en quittant Milan, où la pollution de l’air était trop forte, pour s’installer à Lugano que Bryan Mundell a pris conscience que les problèmes liés à l’environnement pourraient être transmis aux enfants à travers des jeux de plateau, sa passion depuis son adolescence. L’Américain, professeur de négociation et de communication, a imaginé quatre déclinaisons dédiées au recyclage, à l’énergie, à l’eau et au réchauffement climatique. Chaque joueur doit trouver des solutions aux problèmes à l’aide de cartes offrant toutes sortes de solutions. Le but: éviter que les températures terrestres continuent d’augmenter. Ludique et éducatif à la fois. R.M

«Globalwarning» (dès 10 ans), Adventerra games www.adventerragames.com


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9° Du ciné à la maison

Netflix est-il désormais au cinéma ce que le fast-food est à la gastronomie? Il est possible de surprendre ceux qui le pensent en leur offrant d’autres types de formules de cinéma en ligne. Les plates-formes en streaming se spécialisant dans le cinéma de qualité se multiplient. C’est le cas de Filmingo qui, depuis mars dernier, est exploitée par la fondation cinématographique suisse Trigon-film. On y trouve une large sélection de films d’auteur et d’œuvres du monde entier, hors des sentiers battus. La plate-forme propose des suggestions hebdomadaires en fonction des nouveautés et permet de revoir de vieux classiques. Différentes formules d’abonnement sont proposées en bons cadeaux allant de 90 francs à 240 francs par an. C.M.



10° Noël avec des icônes

Un jour, Béjart, le maître qui voulait que ses ballets «finissent bien» a imaginé «Le Presbytère qui n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat» sur la musique des Queen et de Mozart, un ballet créé en 1996, à Lausanne. C’est ce jour, ce succès continu, ceux qui l’ont accompagné, ceux qui l’ont dansé que retrace et raconte «Queen + Béjart, Ballet for Life». En plus de la captation du ballet, son making of, le film documentaire de Lynne Wake donne à vivre une expérience immersive parmi les géants, une aventure humaine au cœur de la création. F.M.H.

Créé: 14.12.2019, 09h24

11° Avec de la culture, Noël dure un soir ou toute l’année



Il n’est pas trop tard pour s’offrir une soirée de rigolade en assistant à l’une des revues humoristique qui, pilotée par Cuche et Barbezat à Montreux, signée Blaise Bersinger à Lausanne, n’ont pas encore fait le plein de leurs prolongations tout juste annoncées. Mais quoi de plus sympa, en plein hiver, que de penser déjà à une soirée estivale dans l’un des nombreux festivals de musique qui rythmeront 2020?

De Voix de Fête à Genève, à Sion sous les Étoiles, du Cully Jazz à Festi’Neuch ou à Caribana, beaucoup ont déjà levé un voile sur leur programmation. Les plus téméraires choisiront à l’aveugle, entre une soirée «flex» à Paléo et un abonnement général du côté du Montreux Jazz. Avec un abonnement culturel, Noël dure toute l’année.

Que l’on aime le cinéma (10 films pour 130 fr. à Cinétoile, par exemple, ou un accès illimité durant 3 mois pour 149fr. chez Pathé), le théâtre (chaque lieu y va de sa formule d’abo et pense à toutes les bourses) mais aussi les musées (pour 166fr. à l’année, plus de 500 institutions à travers le pays accueillent les détenteurs d’un Passeport Musées Suisses). G.CO

12° Un portefeuille à l’abri des voleurs 2.0



Ah! Le paiement sans contact et tous ses avantages: dégainer sa carte et s’offrir le luxe de payer sans avoir à faire son code. Malheureusement, les voleurs ont eux aussi pris le pli de cette nouvelle technologie.

À l’aide d’équipements aussi discrets que sophistiqués, tandis que vous êtes tranquillement assis dans le bus, le brigand du XXIe siècle s’approche de votre sac à main ou de votre veste pour débiter votre compte de quelques dizaines d’euros et repartir en prime avec vos données.

Cette année, au lieu d’offrir à tonton Jean un simple portefeuille en cuir, optez donc pour une version moderne RFID, qui protège son heureux propriétaire des pickpockets numériques. C.D.



Portefeuille Secrid, dès 69fr.90 chez Globus

13° Avoir la main verte même en hiver



Imaginez une jardinière d’intérieur connectée à votre smartphone, qui gérerait automatiquement les besoins en eau de vos plantes… Un rêve qui est désormais à portée de main verte et possède même un nom: Lilo.

Ce potager intelligent contient trois emplacements distincts destinés à faire pousser ce que vous souhaitez, de l’herbe aromatique au plant de tomates en passant par les fleurs.

Une application vous prodigue conseils et éventuellement recettes, et vous propose de gérer la puissance et le cycle du luminaire LED depuis votre smartphone. Plus aucune excuse ne sera tolérée. C.D.



Lilo, prêt à pousser connecté, 157fr.90 chez Nature et Découvertes

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