Vivre sa sexualité sans remords en se protégeant

SuisseLa Confédération et deux associations lancent dès lundi une nouvelle campagne pour inciter les gens à se protéger.


Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«Les partenaires sexuels changent. Le safer sex reste». C'est avec ce slogan que la Confédération lancera sa campagne de prévention LOVE LIFE. But: inciter les gens à se protéger, surtout s'ils changent souvent de partenaires, car le risque d'infections augmente.

Le changement de partenaires sexuels accroît de manière significative le risque de contracter une infection sexuellement transmissible, comme la gonorrhée, la chlamydia et la syphilis. L'utilisation d'un préservatif est donc fondamentale, a rappelé vendredi Daniel Koch, responsable de la division maladies transmissibles de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Or, les personnes ne semblent pas en avoir conscience, car les infections sexuellement transmissibles ont fortement progressé en 2015. Les cas de gonorrhée ont augmenté de 23% au regard de 2014, ceux de syphilis de 7% et ceux de chlamydia de 5%

Bien que la hausse de chlamydia s'explique en partie par des tests plus fréquents ou que la syphilis reste une épidémie circonscrite à certains groupes, ces chiffres montrent que les efforts en termes de prévention doivent être poursuivis, a relevé Daniel Koch devant les médias à Berne.

VIH en baisse

Selon lui, la hausse des cas de gonorrhée est particulièrement préoccupante. Elle se propage d'autant plus facilement qu'elle est le plus souvent asymptomatique.

Cette bactérie n'est pas facile à repérer et ne provoque pas de douleurs, a-t-il expliqué. On peut être infecté et transmettre à son tour l'infection sans s'en rendre compte.

Bonne nouvelle en revanche concernant les cas de VIH, où la tendance est à la baisse sur le long terme, s'est félicité Pascal Strupler, directeur de l'OFSP. C'est «un certain succès» qui dénote que le travail a porté ses fruits et qu'il faut le poursuivre.

Car la perception de cette maladie a évalué. On peut vivre avec. Mais il ne faut pas pour autant lâcher prise, a-t-il insisté. Et de rappeler aussi le rôle des spécialistes, qui doivent être sensibilisés et être à l'écoute de leurs patients et les conseiller.

Sans remords

C'est pourquoi, la Confédération, l'Aide suisse contre le Sida et Santé sexuelle Suisse lancent dès lundi une campagne qui durera trois semaines.

Au menu: des affiches, un court-métrage diffusé dans les gares les plus fréquentées, un site internet avec toutes les informations importantes, ainsi que des bannières dans les médias en ligne et sur les réseaux sociaux.

Sur les images, on voit un homme et une femme avec chacun trois partenaires différentes. Et toujours la même idée: celui qui respecte les règles du «safer sex» peut vivre sa sexualité sans remords, peu importe le nombre de ses partenaires. (ats/nxp)

Créé: 11.11.2016, 10h00

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.