L’Abbaye rayonne par son charme romantique

L’Esprit des lieuxPerché à 1014 mètres d’altitude, le petit village de L’Abbaye offre un panorama sur le lac de Joux à couper le souffle.

L’Abbaye au centre d’un véritable paysage de carte postale.

L’Abbaye au centre d’un véritable paysage de carte postale. Image: Jean-Paul Guinnard

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D’un charme romantique, les sapins enneigés semblent se baigner dans une eau aux reflets bleu gris. Entouré de lac et de montagne, L’Abbaye attire les amoureux des paysages bucoliques. «On a l’impression d’être dans un mini-Canada», estime Anne-Rose Richard, 68 ans, habitante depuis 1996. Ce village de 304 âmes est le chef-lieu de la commune de L’Abbaye dont font aussi partie les villages des Bioux et du Pont. Il doit son origine et son nom à l’ancienne abbaye de l’ordre des Prémontrés, fondée entre 1126 et 1134.­

En ce jour de décembre, la poudreuse a tout recouvert et semble avoir figé le temps. Tout est calme. Les sons diffus avalés par la neige doivent enchanter les pêcheurs de truites, postés dans l’eau, non loin de la place de jeu restée vide. Il ne fait pas encore assez froid pour que le lac offre la plus grande patinoire naturelle de Suisse.

Les patineurs du lac

Au plus froid de l’hiver, quand il est gelé, Anne-Rose Richard peut admirer de sa fenêtre les patineurs les plus aventureux qui ont osé s’élancer au-delà du Pont, village du bout du lac. Dans cette période le monde afflue et les rives du lac s’animent. «On peut y manger des marrons chauds, des tartines et des pizzas. Je ne patine pas mais je m’y promène avec des amis», sourit Anne-Rose Richard. Cette habitante apprécie le calme et les saisons très marquées qu’offre sa région. Infirmière à la retraite, elle entretient des contacts avec les différents villages de la Vallée. «Je suis hôtesse aux «Petits déjeuners Contacts» du Sentier et bénévole au tea-room de la paroisse».

Dans son dernier emploi, elle a occupé le poste de responsable d’un groupe d’unité d’accueil temporaire à Lausanne. Comme beaucoup d’autres, elle faisait les trajets tous les jours. «J’y allais soit en voiture, soit en train. Un bus me déposait tôt le matin à la gare du Pont.» Dario Piubellini, lui, habite L’Abbaye depuis quinze ans et travaille à Cossonay. Rencontré devant chez lui, il s’affaire à déblayer la neige. «J’ai toujours travaillé «en bas» comme chauffeur pour les transports publics. Quand il fallait amener mes enfants au ski ou au lac, nous n’avions pas besoin de prendre la voiture ou les transports le week-end, car tout est à côté. Un soulagement pour un chauffeur! Cet endroit est idéal pour les enfants et les loyers sont moins chers qu’ailleurs.»

Voile, ski ou vélo

La proximité des trois téléskis, des pistes de ski de fond, du lac et des forêts fait le bonheur des familles mais aussi des passionnés de sport. Comme Henri Burnier, 67 ans, qui aime naviguer sur son petit dériveur ou pratiquer l’aviron. Arrivé il y a trois ans, il est municipal depuis 2015. «J’ai toujours bien aimé la Vallée. Le lac de Joux a plus de vent que le lac Léman et il est moins dangereux. On peut facilement rejoindre la côte. J’aime aussi rouler à VTT dans les forêts et la montagne n’est pas trop pentue.»

Le lac est un élément important dans l’histoire du village. En effet, L’Abbaye, avait été dédiée à Sainte Marie-Madeleine, patronne du lac. Elle avait été édifiée à l’endroit précis où la rivière la «Leona» (la Lionne aujourd’hui) débouche dans le lac de Joux. Aujourd’hui, il ne reste de ce passé que le nom de L’Abbaye, ainsi qu’un fragment d’art gothique. L’abbaye a fini après 416 ans d’existence lorsque le dernier abbé, Claude Pollens, a embrassé une nouvelle doctrine, s’est marié et a reçu en rente viagère les terres de Cuarnens. L’église actuelle qui date de 1865 n’a plus rien de commun avec le sanctuaire primitif du couvent. La Tour, par contre, date de 1342 et nécessite d’être restaurée. (24 heures)

Créé: 24.12.2017, 11h33

Les habitants



Henri Brunier, 67 ans, habite à L’Abbaye depuis trois ans. Il aime naviguer sur le lac de Joux à bord d’un petit dériveur ou pratiquer l’aviron.




Dario Piubellini, 57 ans, est venu lorsqu’il avait des enfants en bas âge, il y a 15 ans.




Anne-Rose Richard, 68 ans réside à L’Abbaye depuis 1996. Elle aime se promener sur le lac gelé.

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