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Peut-on fuir la pandémie?Voyager loin est à nouveau possible, est-ce une bonne idée?

Vers l’Afrique ou l’Amérique du Sud, les vols intercontinentaux ont repris et le tourisme redémarre très lentement selon les pays. Les 5 questions à se poser avant de prendre le large.

À Cointrin comme ailleurs, les vols intercontinentaux reprennent petit à petit.
À Cointrin comme ailleurs, les vols intercontinentaux reprennent petit à petit.
KEYSTONE

La Suisse comme de nombreux gouvernements à travers le monde déconseille toujours clairement les voyages jugés «non essentiels». Pourtant, de plus en plus de pays ouvrent leurs frontières aux visiteurs et réduisent les restrictions sanitaires à l’entrée. De quoi faire trépigner les pigeons voyageurs. Est-ce raisonnable de braver les consignes pour s’en aller barouder à l’autre bout de monde? Le faire soulève quelques questions éthiques et précautions à prendre. Tour d’horizon.

1. Voyager, est-ce dangereux?

Un pays qui ouvre ses frontières ou qui affiche un ralentissement de la propagation du virus n’est pas pour autant un pays exempt de dangers pour le voyageur. Les personnes à risques ne devraient surtout pas tenter le diable, qui plus est vers des destinations où les infrastructures médicales sont limitées. Et quand l’on jouit d’une bonne santé? Il est primordial de bien se renseigner, avant le départ, des conditions appliquées par ses assurances et autres services d’assistance à l’étranger. «Concrètement, voyager est tout à fait possible, sitôt que le pays choisi n’applique pas de quarantaine et que les liaisons aériennes sont garanties, constate Alexandre Seydoux, créateur de voyages chez Private Safari, à Lausanne. La décision de partir ou non appartient donc au client. C’est à lui de décider où il met le curseur par rapport à la prise de risque. À ce jour, avec les quelques clients qui sont revenus de destinations africaines, nous avons des retours rassurants. Le Kenya, la Tanzanie, la Namibie sont des pays qui ont une densité de population bien plus faible que la nôtre. Nous conseillons d’y éviter les zones trop urbanisées pour privilégier la découverte des parcs nationaux. Dans les établissements d’un certain standing ou en safari, les règles sanitaires et la distance sociale semblent bien appliquées.»

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