Ovnis musicaux (3/5)Yma Sumac, la Castafiore des Andes
Elle prétendait descendre du dernier Inca. Dans les années 1950, la chanteuse péruvienne, quatre octaves à son registre, deviendra aux États-Unis la reine du style exotica.

Ce sont les oiseaux qui lui auraient appris à chanter. C’est d’une lignée impériale qu’elle serait originaire avec, parmi ses ancêtres, le dernier Inca, Atahualpa, exécuté par les Conquistadores en 1533. N’est-ce que pure légende, établie pour des raisons publicitaires? Pour fantaisiste qu’elle soit, l’étonnante biographie d’Yma Sumac n’aura eu d’égale que ses impressionnantes capacités vocales, bien réelles celle-ci. Quatre octaves, des graves aux aigus. Pur génie, que cette chanteuse capable d’embrasser les prouesses lyriques des cantatrices aussi bien que les formidables airs afro-cubains, le rock aussi, et même le folklore andin. Le tout dans une version qu’on qualifierait aujourd’hui de pop, telle que la réclamait dans les années 1950 le marché des concerts aux États-Unis.















