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Fêtes de fin d’annéeYverdon annule son Marché de Noël mais refusera la morosité ambiante

L’entreprise organisatrice, bientôt exsangue, attend des aides. La Ville étudie des solutions alternatives d’animations.

La manifestation devait débuter le 28 novembre, au cœur de la cité thermale (photo d’archive).
La manifestation devait débuter le 28 novembre, au cœur de la cité thermale (photo d’archive).
JEAN-PAUL GUINNARD

La nouvelle est un gros coup dur pour Thierry Despland, directeur de société événementielle Art Show Communication. Lundi matin, la Municipalité d’Yverdon annonce dans un communiqué qu’elle annule le Marché de Noël qui devait ouvrir le 28 novembre au cœur du bourg historique. En partenariat avec la Ville, son organisateur avait tout tenté pour adapter son programme au gré des nouvelles restrictions causées par la situation sanitaire. Ces efforts n’auront pas suffi. La cité thermale emboîte donc le pas à Lausanne, où Bô Noël n’aura pas lieu, et à Montreux qui a aussi renoncé à sa grande manifestation hivernale.

Dans un premier temps, le nombre de chalets avait été diminué de 50 à 23 «afin de garantir le respect des distances», détaille les autorités. De même, les activités de bar et restauration avaient été abandonnées, compte tenu de la fermeture imposée aux cafetiers-restaurateurs. Le programme des animations avait été également annulé. Cependant au vu de l’évolution de la situation pandémique, la Municipalité a procédé à une nouvelle évaluation vendredi: «Les rassemblements dans l’espace public étant limités à 5 personnes, la consigne de réduire les contacts sociaux au maximum étant recommandée avec insistance par les autorités et le corps médical, il est apparu irresponsable d’autoriser cette manifestation.»

«Comment pouvons-nous rester debout alors que nous devons payer des charges tout en ayant zéro rentrée d’argent?»

Thierry Despland, directeur de société événementielle Art Show Communication

Thierry Despland réagit d’une voix lasse. «La mouture réduite nous permettait au moins d’amortir des chalets. Là, les conséquences seront très importantes. Soit on nous aide, soit on ferme…» La société qui emploie une quinzaine de personnes vit depuis des mois sur sa réserve. «Tous nos mandats tombent à l’eau et nous n’avons aucune aide. On va se battre et essayer de trouver des solutions. Mais comment rester debout alors que nous devons payer des charges sans avoir de rentrée d’argent?» L’entrepreneur chiffre les investissements consentis et le travail effectué pour le Marché de Noël à plusieurs dizaines de milliers de francs. «Nous allons tout calculer puis faire une proposition à la Ville qui est ouverte à la discussion, reprend-il. Ce qui est sûr, c’est que, sans soutien, nous allons peut-être devoir nous séparer de collaborateurs.»

Thierry Despland, directeur de société événementielle Art Show Communication.
Thierry Despland, directeur de société événementielle Art Show Communication.
D.R.

Solutions alternatives

Le syndic Jean-Daniel Carrard dit regretter cette annulation mais évoque «une décision inéluctable». «Les conséquences de la pandémie sont encore plus graves et la santé de la population est notre priorité», insiste-t-il. Les différents services communaux travaillent actuellement pour trouver des solutions d’animation alternatives. «Sa société pourrait être partenaire et nous sommes prêts à parler de dédommagements, reprend l’édile. Je refuse que la période des fêtes soit triste et grise. Nous annoncerons dans quelques jours un nouveau programme.»

6 commentaires
    Benjamin Danlesac

    Tout ces grands directeurs dans l’événementiel pleurent qu'ils n'ont plus d'argent, j'en doute, que ce soit celui de l'article ou M. Driberg, ils ont tous des réserves planquées. Et pour rester debout, je propose à M Driberg, par exemple, de se séparer de 2 ou 3 de ses Ferrari ou Porsches, à 400'000.- la voiture, il peut tenir quelques années, non?