AboPolémique en politiqueYverdon-les-Bains ne peut pas sanctionner Mathilde Marendaz
Un élu PLR s’est indigné de l’insulte aux policiers et a demandé si les faits étaient punissables selon le règlement du Conseil communal. La réponse est non.

«L’affaire Mathilde Marendaz» a rebondi jusque dans sa commune d’Yverdon-les-Bains. L’influent président de la Commission des finances du Conseil communal, le libéral-radical Olivier Jaquier, s’est emparé jeudi soir de la polémique survenue la semaine passée au Grand Conseil. Celle-ci porte sur une photo de la députée et conseillère communale de la gauche radicale, âgée de 25 ans, tenant une pancarte dont l’une des mentions est l’acronyme anglais de «tous les flics sont des bâtards». La question d’Olivier Jaquier bénéficiait du soutient du PLR, mais aussi des Vert’libéraux et de l’UDC.
«Notre collègue a-t-elle pensé que tous ces flics «bâtards» sont souvent des mères et des pères de famille qui viennent en aide aux plus démunis et font respecter les lois votées par nos autorités?»
«Je suis pour le moins interloqué, choqué et indigné de l’attitude d’une personne qui a prêté serment en accédant à notre Conseil, a réagi l’ancien pompier. Notre collègue a-t-elle pensé que tous ces flics «bâtards» sont souvent des mères et des pères de famille qui viennent en aide aux plus démunis et font respecter les lois votées par nos autorités?» Estimant que l’élue avait «dépassé une ligne», il l’a invitée «à en tirer les conséquences», avant de demander au Bureau du Conseil si le règlement pouvait punir de tels faits.
«Ni la loi sur les communes ni notre règlement de Conseil ne détiennent de dispositions pouvant sanctionner les faits commis. C’est plutôt le Code pénal et sa procédure qui seraient applicables.»
«Ni la loi sur les communes ni notre règlement de Conseil ne détiennent de dispositions pouvant sanctionner les faits commis. C’est plutôt le Code pénal et sa procédure qui seraient applicables», a renseigné le président du Conseil communal Roland Villard, citant un avis de droit et mentionnant la plainte déposée par des policiers. «Le Bureau peut convoquer ou écrire à la personne en lui rappelant les promesses de son serment», a-t-il conclu.
«L’acharnement porté par M. Jaquier devient ridicule. Comme je l’ai exprimé, je n’étais pas auteure de ce gribouillis sur une pancarte critiquant Orllati et le béton. Je n’ai jamais voulu insulter aucun policier.»
Mathilde Marendaz de Solidarité & Écologie trouve que «l’acharnement porté par M. Jaquier devient ridicule. Comme je l’ai exprimé, je n’étais pas l’auteure de ce gribouillis sur une pancarte critiquant Orllati et le béton. Je n’ai jamais voulu insulter aucun policier. Cette publication est supprimée depuis deux semaines. Poursuivre cette polémique n’a rien de constructif. Je continuerai personnellement à agir pour les valeurs sociales et écologistes de mon parti.»
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