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Sécurisation des centres urbainsYverdon va se protéger des voitures-béliers

Un réseau de bornes va être prochainement installé autour du centre historique. Elles visent à piétonniser intégralement le cœur d’Yverdon, mais aussi à arrêter d’éventuelles voitures folles.

Les bornes rétractables doivent prendre la forme de celles déjà installées dans plusieurs villes romandes, ici Morges. Les abords seront toutefois aussi rendus impossibles aux véhicules.
Les bornes rétractables doivent prendre la forme de celles déjà installées dans plusieurs villes romandes, ici Morges. Les abords seront toutefois aussi rendus impossibles aux véhicules.
Ville d’Yverdon

Le centre-ville d’Yverdon devrait être plus sûr pour les piétons d’ici au début de 2021. La semaine prochaine, la Ville va progressivement installer les bornes escamotables attendues de longue date à l’entrée de la place Pestalozzi et des principales rues menant au centre historique. Les travaux vont s’échelonner sur plusieurs semaines, mettant en place des déviations pour les livraisons et les riverains. Le passage restera possible pour les piétons.

La suite, mais peut-être pas encore la fin, d’une longue histoire: rentre le centre plus convivial et plus sûr, en piétonnisant notamment la place Pestalozzi, était un souhait des élus remontant à 2003 et 2007. Ce n’est toutefois qu’en 2013 que la fermeture des accès via des bornes avait été lancée. À l’époque, il s’agissait surtout de faire respecter les horaires de livraisons des commerces et d’interdire les passages intempestifs de véhicules contrevenants. Depuis, la Ville a changé son fusil d’épaule. Après les attentats de Nice, le projet avait été remodelé pour que les bornes résistent à des véhicules fous, portant les installations à plus de 2 millions de francs. Le Conseil, notamment à gauche et à l’UDC, avait peu apprécié, soupçonnant la Municipalité de trouver un prétexte sécuritaire à des surcoûts. C’était en 2018.

Compromis esthétique

Depuis? «Il a fallu trouver des solutions avec les structures souterraines, mais aussi avec les services cantonaux, les Monuments historiques, et trouver un compromis entre sécurité et esthétique, ça a pris du temps», explique Pascal Pittet, commandant à la Police Nord vaudois. Il a notamment fallu revoir les structures voisines des bornes, elles aussi renforcées.

N’empêche, quatre ans après Nice, craindre une voiture-bélier à Yverdon, est-ce toujours utile? «La question mérite d’être posée, relève le commandant. Difficile de se prononcer en absence d’indicateurs. Ce qui est certain, c’est que se prémunir de ce genre de risque fait maintenant partie du dispositif de toute manifestation. Trouver une solution pour pérenniser cette stratégie présente un intérêt.»

La Ville assure que tout a été fait pour faciliter la mise en place du système d’accès, avec une certaine souplesse.

Du côté des commerçants, dont certains s’étaient récemment plaints de modifications de places de stationnement près du centre dans le contexte actuel, les premières réactions sont toutefois positives.

1 commentaire
    Seb Jaquet

    Au moins, Yverdon fait mieux que Morges qui ne juge pas utile de mettre des bornes escamotables à chaque débouché. Regardez juste à l'autre extrémité de la Grand-Rue, côté Genève soit à l'opposé de la photo. J'espère aussi qu'il n'y aura pas des voitures qui circulent tout le temps, à longueur de journée. Une fois encore, à Morges, ça circule tout le temps mais, par exemple, pas sur Lausanne où les livraisons ne se font qu'à certaines heures.