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VenezuelaZarif promet la solidarité de l’Iran avec Caracas face aux sanctions américaines

«Nous devons nous tenir ensemble et unis» face aux États-Unis, a déclaré le chef de la diplomatie iranienne depuis le ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

«Nous ne nous rendrons jamais face à ces sanctions et ces pressions», a déclaré Mohammad Javad Zarif. (Photo Cristian HERNANDEZ / AFP)
«Nous ne nous rendrons jamais face à ces sanctions et ces pressions», a déclaré Mohammad Javad Zarif. (Photo Cristian HERNANDEZ / AFP)
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Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a promis jeudi à son allié vénézuélien la solidarité de Téhéran face aux sanctions économiques américaines, lors d’une visite à Caracas.

«Nous ne nous rendrons jamais face à ces sanctions et ces pressions», a déclaré Mohammad Javad Zarif dans une déclaration à la presse traduite en espagnol. «Nous allons collaborer et coopérer avec les pays qui respectent et se conforment à la Charte de l’ONU» afin d’«annuler ces sanctions».

«Nous devons nous tenir ensemble et unis», a ajouté le chef de la diplomatie iranienne qui s’exprimait depuis le ministère vénézuélien des Affaires étrangères, ajoutant que les coopérations en matière de défense allaient «se poursuivre».

L’Iran est avec Cuba, la Russie et la Chine, l’un des principaux alliés du président socialiste Nicolas Maduro.

«J’ai eu le plaisir de recevoir la visite du ministre iranien Mohamed Javad Zarif. Une visite qui confirme l’esprit indéfectible des relations stratégiques de coopération et de solidarité entre l’Iran et le Venezuela», a déclaré via un tweet le président vénézuélien à l’issue de la rencontre, sans donner plus de détails.

Téhéran et Caracas font partie des bêtes noires de l’administration de Donald Trump qui a pris des sanctions économiques contre eux.

Le président américain a retiré en 2018 son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien, jugeant ce texte insuffisant pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique et pour mettre fin à son comportement «déstabilisateur» au Moyen-Orient. Il a dans la foulée rétabli, puis durci, toutes les sanctions américaines levées en 2015.

Les États-Unis ont également accentué leur pression sur Nicolas Maduro, qu’ils ne reconnaissent pas, aux moyens de sanctions et d’un embargo sur le pétrole vénézuélien.

La visite iranienne a fait réagir, également sur Twitter, le sous-secrétaire d’État en charge de l’Hemisphère occidental, Michael Kozak.

«Occupés à comparer les meilleures pratiques en termes de répression de ses citoyens? Comment piller et gaspiller les ressources de vos peuples? Ou il s’agissait peut-être de diffuser le terrorisme dans le monde?» a-t-il écrit.

Washington, comme près de soixante autres capitales, reconnaît l’opposant Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela.

Le pays sud-américain possède les plus grandes réserves de pétrole du monde mais sa production s’est effondrée et les pénuries de carburant sont de plus en plus fréquentes. Les sanctions américaines l’ont obligé à se tourner vers des alliés comme l’Iran.

La République islamique a, ces derniers mois, envoyé plusieurs pétroliers chargés de carburant au Venezuela pour l’aider à atténuer ces pénuries.

À l’issue de sa visite au Venezuela, Mohammad Javad Zarif s’envolera pour la Bolivie et Cuba, selon la télévision publique vénézuélienne.

AFP/NXP